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La biodynamie ? Ca nous passionne ! On vous en parle !

26 avril 2018 sep sep Donnez votre avis !

Vous êtes attiré par le logo * Demeter et par les garanties qu’il offre sans vraiment savoir ce qui se cache derrière ?

A l’heure où nous lançons sur le marché le premier rooibos produit selon le cahier des charges de l’agriculture biodynamique (en conversion Demeter France), il nous semblait important de revenir sur l’une des approches les plus globales qui soit de l’ agriculture écologique.

L’agriculture industrielle montrant en effet de plus en plus ses limites et mettant en péril nos richesses environnementales sur le long terme, les Jardins de Gaïa ont fait le choix de promouvoir l’approche biodynamique, l’une des seules vraies alternatives à nos yeux pour un futur serein.

Pour cela, nous incitons, soutenons et accompagnons les producteurs sur cette voie. Aujourd’hui, grâce à ces efforts, 10% de nos thés et tisanes référencés sont issus d’agriculture biodynamique (certifiée Demeter France) !

De Goethe à Rudolph Steiner, une manière originale d’observer le vivant

Observer le vivant pour le comprendre et pour agir en respectant sa nature profonde, tel a été l’un des leitmotivs de Goethe tout au long de sa vie. Toutes les qualités du vivant (même subjectives) sont prises en compte dans son observation dont les couleurs, les formes, les parfums, les odeurs.

Une ferme en biodynamie c’est avant tout un écosystème où cohabitent harmonieusement les êtres vivants. La notion d’interdépendance y est centrale, ce qui met à l’abri des dérives d’une agriculture où seule la rentabilité est prise en compte.

Pour Goethe la seule prise en compte des aspects quantitatifs (mesure, poids, nombre) de la science moderne ne permet pas à ses yeux d’appréhender la nature véritable de la chose ou de l’être observé. Réduire le vivant y compris l’homme à des systèmes complexes comparables à des machines ne peut qu’engendrer les graves dérives que nous observons aujourd’hui (crise de la vache folle, sol stérile ne retenant plus l’eau, abus de produits phytosanitaires, production d’OGM à de simples fins commerciales…).

Héritier de la pensée de Goethe dont il fut chargé de publier l’œuvre scientifique en 1884, Rudolf Steiner, approfondit l’approche du penseur allemand et en décrit l’aspect méthodique dans plusieurs ouvrages. Les fondements de l’agriculture biodynamique étaient nés…

Pour Rudolf Steiner, il était impensable d’oublier tous les acquis de nos ancêtres, remontant en terme d’agriculture, à plus de 6000 ans en Europe, sous prétexte d’avancées scientifiques révolutionnaires.

C’est à Koberwitz (actuelle Pologne) en juin 1924, devant un public composé majoritairement d’agriculteurs, qu’il précisa sa pensée. Ces derniers se posaient déjà des questions sur l’utilisation intensive des engrais chimiques produits pendant la Première Guerre mondiale ; ils trouvaient déjà que la qualité de leur alimentation s’était dégradée.

Lors d’un ensemble 8 conférences appelé “Cour aux agriculteurs”, il remit en cause les méthodes de l’agriculture moderne et donna ainsi naissance au courant biodynamiste.

Bien plus que de simples données techniques

La biodynamie n’est pas qu’une affaire de techniques agricoles, elle intègre des dimensions philosophiques, sociales, économiques, humaines et éthiques.

Elle respecte les rythmes solaires et lunaires, la rotation des cultures, les biotopes favorisant le développement du végétal, les races adaptées au climat local, l’autonomie énergétique maximale des exploitations…

La stimulation du sol (ici dans le jardin Putharjhora (Doaars) avec un compost biodynamisé) est au coeur des préoccupations de l’agriculture biodynamique. Elle met en rapport la santé du sol et de sa microbiologie, avec la santé non seulement physique, mais aussi psychique de l’homme qui en consomme les plantes cultivées.

Si l’on prend l’exemple des sols, en agriculture dite “conventionnelle”, les minéraux solubles apportés par les engrais chimiques sont directement transmis aux plantes par l’eau. Des apports toujours plus importants d’engrais entraînent une détérioration croissante des sols.

L’agriculture biodynamique, elle, nourrit, soigne le sol et met en jeu une utilisation judicieuse de tous les facteurs qui en déterminent la vie et la santé. Le but principal est de stimuler l’activité propre de la plante par une vivification du sol dans l’intérêt de créer les bases pour une fertilité permanente de celui-ci.

Une rotation appropriée, des labours qui limitent les adventices, une bonne fumure et des pratiques culturales adaptées, pratiquées au bon moment, stimulent la vie microbienne et favorisent l’obtention d’une récolte saine. De saison en saison, le paysan transforme le sol que lui a offert la nature en une terre cultivée à la fertilité optimale.

Soigner la terre pour mieux nourrir les hommes

L’agriculture biodynamique possède de nombreux points communs avec l’agriculture biologique. La grande différence est l’utilisation de tisanes et décoctions sous forme de préparations. Des plantes comme la prêle, l’ortie ou l’osier assurent par exemple une protection contre le mildiou et permettent un usage très limité du cuivre qui est un fongicide altérant la microflore du sol.

La camomille, ici cultivée dans le jardin de Selimbong au Darjeeling (certifié Demeter depuis 1995) est liée au métabolisme du calcium. Elle régularise aussi les processus de l’azote.

Pour la fabrication et l’emploi optimal de ces préparations, les biodynamistes tiennent compte de l’influence des grands rythmes naturels de l’année, du mois lunaire et de la journée. Selon la vision de Rudolph Steiner, employées au bon moment, ces préparations amplifient les interactions positives de la terre et du cosmos sur les plantes. Pour renforcer la partie aérienne des plantes, on pulvérisera par exemple de la silice de corne très tôt le matin, au plus proche du lever du soleil, et en période de lune montante.

Une agriculture à la philosophie proche de nos partenaires-producteurs…

Nos thés labellisés Demeter France viennent tous d’Inde et du Sri Lanka (ajoutons à cela quelques tisanes composées dont les plantes sont d’origine européenne).

Dans ces pays hindouistes et bouddhistes, l’agriculture biologique puis biodynamique se sont imposées tout d’abord dans les années 80 comme des solutions économiques et sont devenues par la suite une évidence pour certains. Universels, une partie des fondements de la biodynamie croisent les valeurs religieuses, les pratiques astrologiques, la médecine traditionnelle, l’Âyurveda… qui tiennent une place prépondérante dans la culture de ces deux pays.

Biodynamie rime naturellement avec biodiversité. Ici, la cueillette du poivre au Sri Lanka par nos partenaires qui produisent aussi bien du thé que des fruits ou des épices.

Programme de passage des préparations biodynamiques, semis, plantation, taille, fertilisation et préparation du compost sont réalisables en Inde.

Pour la protection des cultures, des purins de plantes locales sont employés. Les plantes endémiques d’Europe nécessaires à certaines préparations comme la camomille sont soit cultivées, soit remplacées par des plantes locales équivalentes.

A l’heure actuelle, les jardins de Selimbong et de Putharjhora en Inde et de SOFA et MOPA au Sri Lanka sont certifiés Demeter. Les jardins de Seeyok, Singell et Samabeong au Darjeeling, utilisent aussi les pratiques de la biodynamie, mais ne sont pas certifiés. Depuis presque dix ans, on constate dans ces jardins une diversification des cultures (il est courant que nos partenaires-producteurs cultivent aussi bien du thé que des fruits et des épices), une mise en valeur des méthodes traditionnelles d’agriculture, la sauvegarde de certaines espèces et le respect de l’équilibre écologique (au Darjeeling l’érosion due à d’anciennes pratiques intensives de déboisement est en net recul).

Les nombreuses préparations à bases de plantes permettent de soigner la terre et de lui restituer ce que nous lui prenons. Photo prise dans le jardin de Putharjhora dans le Dooars dont l’expertise dans la biodynamie est particulièrement reconnue. Nombre d’agriculteurs de la région viennent y prendre conseil.

Grâce à sa capacité à régénérer rapidement et avec peu de moyens des sols dégradés par des années de pratiques intensives, la biodynamie vient donc au secours des petits producteurs qui bien souvent ont été victimes d’une révolution verte qui en endommageant de nombreuses surfaces cultivées, n’a pas tenu ses promesses.

Mais plus encore, la biodynamie, et c’est là l’essentiel, préserve la santé de nos partenaires-producteurs et elle leur garantit une qualité de vie qui les motive et qui se voit sur leur visage lors de chacune de nos rencontres. Cette manière saine et naturelle de travailler la terre et de prendre soin des théiers est une vraie source d’échanges et d’émulation.

Cette agriculture étant, depuis son origine, basée sur un partage des connaissances, bien loin des notions de brevets ou autre privatisation intellectuelle, est un vecteur de lien et de partages qui transcende les frontières et se recentre sur notre humanité.

Le premier rooibos en conversion Demeter… !

Nouvelle étape : le rooibos en conversion Demeter ! Sous l’impulsion d’Arlette Rohmer qui a toujours vu en Wupperthal un lieu idéal pour y développer l’agriculture biodynamique, 22 paysans de la coopérative de rooibos locale, ont décidé de se lancer dans l’aventure.

Ils se sont formés auprès du centre de formation Demeter de Stellenbosh et c’est sur le haut plateau de Vaalheuning dans le Cederberg, au milieu d’un « royaume floral » protégé, que ce premier rooibos élevé selon les principes de l’agriculture biodynamique, prend naturellement sa force et sa richesse. Nous sommes fiers d’être les seuls à pouvoir vous proposer en ce début d’année cette nouveauté, qui exprime toute la magie d’un terroir qui nous tient véritablement à cœur !

« Royaume floral » préservé, le haut plateau de Vaalheuning dans le Cederberg, est le berceau idéal du premier rooibos en conversion Demeter qui est l’aboutissement d’une longue collaboration avec nos partenaires-producteurs sud-africains.

Si cet article vous a donné envie d’en savoir plus n’hésitez pas à prendre contact avec le MABD (Mouvement de l’Agriculture Biodynamique).

*Déposé dès 1932, le logo Demeter fait référence à la déesse de la fécondité et mère de la Terre dans la mythologie grecque. Demeter est la marque qui permet de reconnaître les produits issus de l’agriculture biodynamique. Le produit Demeter satisfait aux exigences du règlement européen sur l’agriculture biologique et répond en plus, au cahier des charges spécifique de la biodynamie.

Garantir des produits sains : un engagement au quotidien pour Les Jardins de Gaïa

Par passion, par goût ou par envie, boire un thé ou une tisane est une source quotidienne de plaisir que nous souhaitons tous pouvoir apprécier de la manière la plus simple et saine possible. C’est ce souhait qui est à l’origine de la création de notre entreprise qui réunit autant de passionnés de thés et de plantes que de convaincus de la bio, de la biodynamie et du commerce équitable. Tous ensemble, nous sommes engagés pour vous garantir des produits à la fois « bons pour la terre et bons pour les hommes ».
Suite à la parution récente de différents articles, des inquiétudes et des questionnements nous ont été adressés, ce que nous comprenons aisément.

Ces articles ne sont pas les premiers et ne seront sans doute pas les derniers. Même si certains produits bio (pour la plupart issus de l’agriculture intensive) sont incriminés, de telles parutions s’inscrivent dans une démarche globale qui remet en cause les fondements de l’agriculture conventionnelle (non bio) et des problèmes qu’elle engendre avec l’utilisation de produits phytosanitaires, à la fois nocifs pour les sols, les agriculteurs qui les manipulent et les consommateurs qui en consomment les produits finaux.

Les Jardins de Gaïa sont pionniers des thés bio et biodynamiques en France. Depuis nos débuts, nous sommes très sensibles à cette problématique et nous avons à cœur de proposer des produits à la fois sains et savoureux.

Nous travaillons avec des producteurs que nous connaissons de longue date et dont nous connaissons les jardins. En suivant notre actualité (blog et réseaux sociaux), vous pourrez observer que nous nous rendons régulièrement sur place.
Nos thés et infusions ne sont ni des produits issus de conversions rapides en bio, pour satisfaire la demande croissante, ni des produits issus de l’agriculture conventionnelle.
Nous avons toujours privilégié les petits producteurs et quand cela est possible nous les incitons à se tourner vers l’agriculture biodynamique qui, pour nous, est la plus respectueuse de la terre et des hommes. Nous venons par exemple de lancer le premier rooibos biodynamique du marché et c’est le fruit d’une très étroite et longue collaboration avec nos partenaires-producteurs sud-africains.

Enfin, même si nous connaissons bien les jardins, des analyses sont effectuées régulièrement sur les thés fraîchement réceptionnés, en plus des analyses et contrôles réguliers des certifications Ecocert et Demeter.

Cependant le risque zéro n’existe pas. Malgré toute cette attention, nous sommes conscients qu’à l’heure actuelle aucun produit, même issu de l’agriculture biologique, n’est à l’abri d’une contamination fût-elle fortuite ou accidentelle (air, eau, sol, voire liée à des résidus plus anciens).

Nous restons donc vigilants et nous pouvons vous garantir que nous mettons absolument tout en œuvre pour rester fidèles à nos convictions et nos valeurs (des valeurs que nous partageons sans doute) et sur lesquelles nous avons bâti notre entreprise.

Responsabilité sociétale : notre démarche labellisée

La démarche RSE vous connaissez ? Nous venons d’être labellisé Bioentreprisedurable® du Synabio (Syndicat des transformateurs et distributeurs bio auquel nous adhérons) et c’est pour nous l’occasion de vous présenter notre travail engagé en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

A l’heure où les consommateurs de produits bio et équitables sont de plus en plus sensibles aux valeurs et au fonctionnement interne des entreprises du secteur, la labellisation de nos bonnes pratiques, qui vont souvent bien au-delà de la réglementation, nous paraît indispensable.

Ce label est un indicateur fiable du degré réel d’engagement des entreprises de la bio face aux enjeux du développement durable, en offrant comme nous allons le voir de réelles garanties en la matière.

L’engagement historique des Jardins de Gaïa

Depuis près de 25 ans, Les Jardins de Gaïa ont fait de l’engagement social, sociétal et environnemental le principal moteur de son développement.

De nombreuses initiatives émanant de la Direction ou du personnel ont été mises en place à la fois de manière organisée et spontanée.

On citera les efforts faits en matière environnementale avec le transport optimisé par voie maritime et fluviale, l’écoconception, le tri et la réduction des déchets, la compensation des émissions carbone, etc. En matière de commerce équitable, notre adhésion à WFTO (World Fair Trade Organization) en 2016 a répondu à notre volonté d’aller plus loin dans une démarche que nous avons adoptée dès 1994. Nous avons toujours eu à cœur d’avoir des pratiques loyales avec nos producteurs avec notamment des contrats d’achats durables, le préfinancement d’une part des récoltes, etc.

En 2017, nous nous sommes vus décerner le « Trophée de l’engagement sociétal » des trophées RSE 2017 en Alsace, pour la création de notre gamme des Thés et Rooibos Militants.

Dès 2014, un objectif de structuration de l’ensemble de nos démarches a été défini et porté par un groupe de travail en interne. C’est notamment ainsi qu’une Commission partenariat a vu le jour pour permettre un traitement équitable des demandes de mécénat, de soutien financier…

En 2017, nous avons également souhaité confronter ce travail à un véritable référentiel avec un audit mené par une personne indépendante de l’entreprise, et ce avec un œil neuf.

C’est aussi la même année que nous nous sommes vus décerner le « Trophée de l’engagement sociétal » des trophées RSE 2017 en Alsace, pour la création de la gamme des Thés et Rooibos Militants avec 10 associations investies dans la transition écologique et sociale et dont nous nous sentons proches.

Vous avez dit RSE ?

Bien que ce soit une évidence pour les acteurs historiques de la bio, l’idée que les entreprises aient une responsabilité sociétale dans l’économie de marché est relativement récente. L’énonciation des principes de l’agriculture biologique en 1972 par l’IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements) met clairement en évidence le rôle précurseur de la bio en matière d’éthique et de développement durable à tous les niveaux. Au nombre de quatre, ils ont fondé et structuré la “philosophie” de cette agriculture : le principe de santé, le principe d’écologie, le principe d’équité et le principe de précaution.

Ils forment le socle sur lequel l’ensemble des acteurs du monde de la bio peuvent s’appuyer et engager leur responsabilité.

Aujourd’hui, la Responsabilité Sociétale des Entreprises est une idée répandue et a été définie par des instances comme la commission européenne : « La RSE est l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes ».

Précis, objectifs et mesurables, les critères RSE de la démarche Bioentreprisedurable® nous permettront de mieux répondre aux prochaines exigences réglementaires, aux attentes de nos clients, des ONG, des associations… tout en améliorant la qualité de nos actions et de notre engagement.

Le terme « volontaire » est important, car la RSE correspond à des mesures prises par l’entreprise de sa propre initiative.

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) donne une autre définition qui met en avant la notion de développement à long terme en précisant que la RSE est  » la contribution des entreprises au développement durable ».

La démarche RSE est donc une démarche libre et en théorie toute entreprise peut s’en prévaloir. Afin d’aider ces dernières dans leur démarche, un groupe de travail de 500 experts a élaboré la norme ISO 26000 en 2010 afin de « clarifier la notion de responsabilité sociétale, d’aider les entreprises et les organisations à traduire les principes en actes concrets, et de faire connaître les meilleures pratiques en matière de responsabilité sociétale, dans le monde entier. Elle vise les organisations de tous types, quelles que soient leur activité, leur taille ou leur localisation. »

Le problème est que cette norme ISO ne contient que des lignes directrices et ne peut pas se prêter à une certification, contrairement à d’autres normes ISO au caractère contraignant. Cette norme trop générale n’est également pas adaptée aux TPE et PME du secteur bio.

C’est pourquoi, en avril 2015, nous avons adhéré au SYNABIO, un syndicat qui regroupe les entreprises de transformation et de distribution du secteur de l’agriculture biologique.

Cette démarche nous a par la suite permis de certifier et de labelliser l’ensemble de nos pratiques en matière de responsabilité sociétale.

La structuration de notre démarche RSE nous permet également de mieux impliquer et responsabiliser l’ensemble de notre personnel avec à la clé des salariés plus sereins et motivés.

Les Jardins de Gaïa labellisés Bioentreprisedurable®

Pour devenir Bioentreprisedurable®, les adhérents au Synabio doivent répondre à 30 exigences déclinées à partir de 6 piliers que sont la gouvernance, la responsabilité sociale, la responsabilité environnementale, la loyauté des pratiques (achats/ventes), la qualité, les réponses aux attentes de la société civile (partenariats).

Sur l’ensemble de ces points qui constituent un référentiel solide et mesurable, nous avons été audités par l’organisme certificateur indépendant Ecocert et début février 2018 nous avons rejoint la « communauté Bioentreprisedurable® ».

Quel est l’intérêt de cette démarche ?

Au-delà du label (qui n’est pas une marque supplémentaire que nous allons apposer sur nos emballages), ce qui nous a séduits, c’est avant tout le fait que la démarche s’appuie sur un référentiel clair, qui peut guider nos actions et dont nous pouvons nous prévaloir.

Cela nous permet de mieux structurer nos engagements qui vont au-delà du cadre légal et réglementaire, de valoriser nos efforts en ce sens, mais aussi de nous inscrire dans une stratégie globale avec les autres entreprises labellisées.

Nous pouvons désormais anticiper non seulement les attentes des consommateurs et de la société en général, mais aussi les exigences réglementaires croissantes dans la bio. Nous souhaitons également que notre engagement, en tant que pionniers dans le secteur des thés et tisanes bio, puisse être le plus lisible et transparent possible.

Tensions au Darjeeling : un point sur la situation

Depuis mi-mai, la région du Darjeeling en Inde est en ébullition. De vives tensions émaillées de nombreux actes de violence, des producteurs et des employés qui ne peuvent plus travailler et des jardins de thé laissés quasiment à l’abandon sont le résultat de revendications identitaires fruits d’un passé historique complexe.

Pour en savoir plus sur la situation, nous avons contacté notre partenaire en Inde. Voici en quelques mots les informations que nous avons pu recevoir dans un contexte politique tendu.

Un peu d’histoire

Au 17e et 18e s., le Royaume du Népal conquit un vaste territoire dans les régions himalayennes, dont l’ancien royaume du Sikkim qui incluait l’actuel district du Darjeeling. Lors du traité de Sugauli, ratifié le 4 mars 1816 et qui mit fin à la guerre anglo-népalaise (1814-1816), le Népal céda plusieurs de ses territoires à l’Angleterre, dont le Darjeeling.

C’est en 1907 que l’Hillmen’s Association Of Darjeeling [1] fit la première demande d’autonomie administrative pour la région du Darjeeling-Dooars. Cette demande était légale, mais le gouvernement anglais refusa sous prétexte que ces deux régions ne pouvaient être considérées comme des régions administratives « normales » où les règles et les lois de l’Empire pouvaient s’appliquer directement, comme dans les autres parties de l’Inde.

En 1935, le Darjeeling fut officiellement rattaché à l’actuel Bengale simplement par le fait que la région dut envoyer un électeur à l’Assemblée législative du Bengale de l’époque.

Ce rattachement qui ne tenait absolument pas compte des spécificités culturelles du Darjeeling fut décidé pour des raisons purement administratives, afin de permettre un contrôle facilité de l’administration anglaise sur cette partie de l’Inde.

Après la déclaration d’Indépendance de l’Inde en 1947 et le départ des Anglais, le Darjeeling et sa population d’origine népalaise devint un territoire indien. Les « Gorkha », qui représentent en Inde la minorité d’origine népalaise qui peuple historiquement le Darjeeling, eurent beaucoup de difficultés à accepter d’être considérés de fait comme des Indiens.

À partir de là, les crises identitaires et les mouvements de revendications d’indépendance se succèdent jusqu’à ceux d’aujourd’hui déclenchés par l’imposition de l’apprentissage du bengali aux élèves du Darjeeling.

Quelles sont les conséquences pour la population locale ?

D’après notre partenaire indien, la région est totalement paralysée. Les magasins et les routes sont fermés et un climat de violence met en péril l’harmonie sociale de la région.

Légalement les grèves sont interdites et les employés des jardins de thé ne sont pas payés puisqu’ils ne travaillent pas.

La plupart des habitants survivent grâce à leurs stocks de nourriture (sac de riz, céréales, épices…) et en cultivant leurs potagers. Une économie basée sur le troc s’est parallèlement mise en place : on échange du riz contre des pommes de terre, etc.

En attendant que la situation s’améliore, les potagers permettent aux habitants de la région du Darjeeling de survivre. Mais pour combien de temps ?

Mais la situation est très délicate, et certains choisissent par nécessité de quitter les villages à l’avenir incertain, pour chercher du travail dans les grandes villes. Personne ne sait s’ils reviendront travailler un jour dans les jardins de thé. Cette situation si elle perdure aura de graves conséquences économiques et sociales dans le Darjeeling.

D’après notre partenaire indien, des armes sont en circulation dans la région et le climat est devenu très instable. Il est donc urgent que le gouvernement intervienne.

Quelles sont les conséquences sur les jardins de thé ?

Chez notre partenaire indien, depuis le début du conflit, seuls 25% de la production annuelle normale a été atteinte en 2017.

Le désherbage des jeunes théiers est une opération essentielle à leur survie. Celle-ci n’est plus faite depuis des mois.

Les managers et les employés des jardins de thé sont découragés : chaque jour ils voient ces derniers péricliter et peu à peu se recouvrir d’herbes sauvages. Dans certains jardins, on ne voit quasiment plus les théiers et la jungle reprend peu à peu ses droits. Les jeunes théiers qui ont été récemment plantés souffrent de la concurrence des plantes environnantes trop nombreuses et disparaissent peu à peu.

D’après les managers, il faudra au moins trois ans pour que les jardins de thés soient entièrement remis en état. Dès que ceux-ci rouvriront, l’urgence sera de réparer les habitations des ouvriers qui ont été touchées par la mousson qui a causé beaucoup de dégâts cette année et de nettoyer les jardins au plus vite.

Certains d’entre eux s’en sortent mieux que d’autres, comme celui de Mineral Spring qui appartient à quelques petits fermiers indépendants. Ces derniers ont pu transformer manuellement quelques thés, qu’ils ont vendus sur les marchés locaux du Dooars tout proche.

Ce sont dans les jardins de Subarna, Samabeong et Potong que la situation est la plus inquiétante. Non seulement ils sont très isolés, mais leurs cultures potagères sont trop limitées pour leur permettre une autosuffisance alimentaire.

De nombreux propriétaires de jardins de thé ne savent plus comment gérer la situation de leurs employés et leur situation financière est telle, que nombreux d’entre eux choisissent de tout vendre. La crise est donc très grave.

Ce qui était encore un jardin de thé au début du printemps est en train de se transformer en vraie jungle. D’après notre partenaire, la tâche de nettoyage sera énorme.

Si les jardins restent fermés après septembre, il y a de gros risques que la culture du thé dans le Darjeeling soit compromise pour l’année prochaine à commencer par la récolte des primeurs 2018.
Dans tous les cas, la pénurie en thés du Darjeeling devrait se faire rapidement sentir et une augmentation du prix de ces derniers est à prévoir.

Un espoir ?

Cette crise est avant tout une crise identitaire, bien plus qu’une crise économique. Il est évident que si les revendications d’autonomie administrative et les spécificités culturelles du Darjeeling étaient mieux prises en compte, ces affrontements ne seraient pas aussi virulents.

Mais en attendant, tous les espoirs se tournent vers le gouvernement indien qui pour le moment n’est pas intervenu de manière directe pour stabiliser la situation.

Cela pourrait changer avant l’arrivée la « Durga Puja », une grande fête traditionnelle qui aura lieu fin septembre dans le Bengale. Nous espérons que ce sera l’occasion pour que le gouvernement indien de trouver une solution afin de protéger les populations locales et de faire en sorte que tout le secteur économique, dont les jardins de thé, puisse à nouveau repartir.

[1] L’Hillmen’s Association of Darjeeling fut le premier groupe constitué pour demander officiellement l’autonomie administrative du Darjeeling. Ses membres firent plusieurs demandes successives au gouvernement britannique (en 1907, 1917, 1929 et 1930).

Médaille d’argent pour “Le secret des muses”!

Le 12 juin dernier, notre thé blanc “Le secret des muses” a conquis le jury de gourmets lors du concours Les épicures* organisé par le magazine professionnel Le monde de l’épicerie fine ! Une médaille d’argent qui vient récompenser la qualité gustative mais aussi l’élégance et l’originalité de cette recette maison bio et équitable développée et réalisée dans nos locaux, en Alsace, et qui nous ravit !

Une base de thé blanc pour la fraîcheur, les arômes gourmands du sureau et de la framboise pour les saveurs, le tout relevé par une note acidulée de citron : cette recette séduit immédiatement par son bel équilibre.

Après notre thé d’origine Darjeeling primeur Holi Beauty – FTGFOP1 FF (Médaille d’argent Les épicures 2016), c’est au tour d’une “création parfumée” d’être primée, une distinction dont nous sommes fiers puisque ce concours s’installe comme un événement clef du secteur gourmet.

Pourquoi le jury de professionnels l’a-t-il choisi ?

Le jury d’experts de l’épicerie fine, composé de professionnels de la restauration et de l’épicerie fine, s’est attaché aux critères de qualité gustative (bien sûr l’aspect primordial), d’apparence, de méthode de fabrication, de cohérence, d’élégance, d’originalité et de packaging pour évaluer notre thé et lui attribuer une médaille d’argent.

Une recette idéale pour vous désaltérer en été !

Lors de la dégustation nous l’avons présenté chaud et froid. Quand le thermomètre s’affole, Le secret des muses est particulièrement rafraîchissant et fruité, découvrez et testez-le sans modération de cette façon.

Recette minute : mettez 5 cuillères à soupe du thé « Le secret des muses » dans 1/2 litre d’eau à 80°C durant 3-4 minutes. Filtrez et versez l’infusion obtenue dans une cruche remplie de glaçons, c’est prêt !

L’infusion à froid ? C’est très simple : mettez 5 cuillères à soupe du thé « Le secret des muses » dans 1 litre d’eau froide, laissez infuser quelques heures au réfrigérateur. Et régalez-vous sans calories inutiles !

Une création « made in Alsace »

Cette création maison a été aromatisée, produite et conditionnée par nos soins, manuellement dans nos locaux en Alsace. Ce choix – à contre-courant – nous a été dicté par notre volonté de préserver l’emploi en milieu rural, mais aussi parce nous pensons que des personnes bien formées sont une vraie alternative au recours systématique à des machines.

*Créés en 2014 (un an après le lancement du magazine), les Épicures de l’Épicerie Fine se sont installés comme un événement clé du secteur gourmet. Rendez-vous annuel de toute une profession, en juin, il offre pendant une journée une double opportunité : des remises de trophées et des rencontres d’affaires.

Notes de dégustation : Mystical Dream FTGFOP1 FF *

Nous avons découvert le Mystical Dream l’an passé sur les hauteurs du Darjeeling et c’est l’un de nos coups de cœur 2017. Lors de notre dégustation des primeurs indiens, ce thé noir s’est distingué par son originalité et sa finesse.

Récolté à la main dès les premiers jours de printemps, il fait la fierté des producteurs du jardin de Singell, l’un des plus anciens du Darjeeling. La majorité de ses théiers provenant de Chine (var. sinensis) y ont été plantés au 19e siècle et ont été reproduits à partir de graines. Leurs racines bien installées puisent profondément dans le sol une minéralité qui singularise les thés de ce jardin.

Origine : Jardin de Singell, Darjeeling, Inde

Labels : Agriculture Biologique, Fairtrade, IGP

Couleur de thé : Noir

Température de l’eau : 85-90° C

Temps d’infusion en théière classique : 3 minutes

Quantité infusée : 7-8 grammes pour une théière de 500 ml

Feuilles sèches : Petites feuilles régulières (récolte manuelle) allant du vert clair au brun foncé agrémentées de nombreux bourgeons argentés d’où émanent des senteurs fraîches et herbacées.

Liqueur : Jaune lumineux

Au nez : L’infusion dégage des parfums floraux et herbacés complexes.

En bouche : La liqueur est ronde, soyeuse et dense. L’attaque est pleine de douceur avec des notes sucrées rappelant le miel d’acacia. Puis la liqueur déroule sa complexité avec des notes fraîches et fruitées soutenues par une belle minéralité, qui donne corps à ce primeur d’exception. On y perçoit des arômes de banane aussi rares qu’étonnants dans un Darjeeling primeur. L’infusion est gourmande et l’énergie qui s’en dégage donne envie de se resservir…, ce qui est très bon signe.

Ce First Flush est décidément l’une de nos bonnes surprises de ces dernières années. A votre tour de le goûter et de nous donner vos impressions…

 

* FTGFOP1 FF : Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe 1 First Flush : ce grade désigne des thés de qualité supérieure qui contiennent uniquement des bourgeons de printemps.

Commerce équitable : illustration concrète

A l’occasion de la quinzaine du commerce équitable, il nous paraissait important de vous montrer un exemple concret de l’utilisation de la prime du commerce équitable. En cette période où les primeurs du Darjeeling enchantent nos papilles, nous avons choisi le jardin de Singell qui produit notre Mystical Dream, l’un de nos coups de cœur 2017 dont nous vous parlerons prochainement sur le blog. Pour Singell, certifié en commerce équitable depuis 1994 (le fameux label WFTO* qui figure sur nos emballages), la prime permet aux employés du jardin d’élaborer des programmes améliorant concrètement leurs conditions de vie : formation aux 1er secours, prise en charge des frais de scolarité des adolescents, programme de protection de l’eau de source.

Le joint body : un système de représentation démocratique

Comme chaque jardin certifié, Singell possède un comité appelé « joint body » composé de représentants du personnel démocratiquement élus ainsi que des représentants de la direction. Ensemble, ils décident chaque année de l’utilisation de la prime du commerce équitable lors d’une assemblée générale. Un rapport d’activité est publié à cette occasion, ce qui permet un suivi précis des actions dans le temps.

Le joint body de Singell regroupe 26 membres dont 18 femmes. Au cours de l’exercice 2015-2016 de nombreux domaines de la vie quotidienne (santé, conditions de travail, éducation, écologie…) ont pu être améliorés.

Une aide concrète à tous les niveaux

Pour aider les jeunes mères et leurs enfants par exemple, le joint body a organisé des formations en premier secours avec l’aide de formateurs du gouvernement.

En matière d’éducation, les frais de scolarité ont en partie été pris en charge afin de favoriser la réussite des élèves de seconde et de terminale à leurs examens de fin d’année. Cette mesure a eu des effets particulièrement positifs avec une augmentation du nombre d’élèves admis.

Enfin, au niveau environnemental, et face aux conséquences du réchauffement climatique (longues périodes de sécheresse), un programme de conservation et de protection de l’eau de source a été mis en place. Des plantes permettant de retenir le précieux liquide ont notamment été plantées.

Comme vous le constatez, derrière la notion abstraite de commerce équitable et derrière ses labels, se cachent des mesures concrètes pour aider des êtres humains à mieux vivre du fruit de leur travail.

*WFTO représente 10 principes : créer des opportunités pour les producteurs qui sont économiquement en situation de désavantage, promouvoir la transparence et la responsabilité, la capacité individuelle, sensibiliser le grand public aux inégalités du commerce mondial, respecter le paiement d’un prix juste, l’égalité entre les hommes et les femmes, la dignité au travail, l’absence de travail des enfants, l’environnement, les pratiques justes et respectueuses avec les petits producteurs marginalisés.

Plus d’infos sur :  wfto-europe.org

Vietnam : des théiers et des minorités préservés

Depuis 2005, nous avons tissé des liens forts avec la coopérative de Van Chan Bio Farmers Club située au nord du Vietnam à la frontière du Yunnan. Les ethnies locales produisent trois thés de notre gamme : le thé vert bio Pin Ho Jade, le thé blanc bio Che Chun et le thé noir bio Lien Son.

Des feuilles récoltées sur des théiers anciensAu nord du Vietnam, les feuilles du camellia sinensis var. assamica sont le plus souvent destinées à la fabrication du thé vert.

La particularité de l’ensemble de ces thés est d’être fabriqués à partir des mêmes feuilles provenant de théiers anciens qui poussent de manière endémique dans la province de Yen Bai dans le nord-ouest du Vietnam.

Ces théiers sont semblables à ceux du Yunnan voisin. Il s’agit du Camellia sinensis var assamica dont la particularité est de produire des grandes feuilles très riches en huiles essentielles. Ce type de camellia sert notamment à fabriquer le célèbre pu’er dans le Yunnan.

Les multiples usages du thé

Les minorités ethniques H’Mong et Dao (originaires de Chine) avec lesquelles nous travaillons via la coopérative vivent dans les villages de Suoi Bu, Suoi Giang, Nam Lanh et Phinh Ho.

Ces minorités à l’image de celles du Yunnan se servent traditionnellement des feuilles de thé en infusion, en aromate, mais aussi en tant que médicament. Après avoir longtemps vécu de l’économie du pavot destinée à produire de l’opium, ces petits producteurs renouent avec la production de feuilles de thé. La récolte se fait uniquement à la main ce qui a une influence très positive sur la qualité finale du thé.

La coopérative de Van Chan propose donc une alternative économique solide et contribue à la pérennité des montagnards de cette région. Cette coopérative de thé est certifiée bio et commerce équitable.

Création d’un label pour préserver ce patrimoine

Pour contribuer à préserver ce patrimoine qui fait l’objet de beaucoup de convoitises, en 2006, nous avons participé à la création du logo Wild Tea afin d’améliorer la reconnaissance de ces thés issus de théiers anciens qui font partie d’un patrimoine écologique exceptionnel.

Au Vietnam, la cueillette sur les vieux théiers à grandes feuilles est spectaculaire. On ne peut qu'admirer l'agilité et le savoir-faire des cueilleuses.Ce label a aussi été pensé pour valoriser le travail des ethnies locales que nous accompagnons dans l’amélioration de la qualité des thés produits, mais aussi dans leur diversification. C’est ainsi qu’en 2013, le petit groupe de producteurs qui compose le Van Chan Bio Farmers Club s’est lancé dans la production d’un thé blanc (notre Che Chun) alors que traditionnellement le thé vert prime dans la région.

Aujourd’hui la coopérative bénéficie d’une vraie reconnaissance et les thés produits sont très proches en qualité de leurs homologues chinois. Nous sommes particulièrement heureux de faire ce constat, car sans le thé, les H’Mong et les Dao n’auraient aucune autre alternative que de quitter leurs villages pour trouver du travail en ville. C’est pour cette raison notamment que nous leur avons consacré un livre rassemblant nos plus beaux clichés !

Hommage aux femmes du thé

Les femmes et le thé sont intimement liés puisque dans les jardins aux quatre coins du monde, ce sont elles qui cueillent les précieuses feuilles de thé.  Savoir-faire, minutie, générosité, sens de l’organisation, l’activité des femmes que nous rencontrons dans les jardins de thé ne cesse pas à la sortie du travail. Année après année, à la faveur des ressources régulières perçues dans leur activité principale qu’est le thé, nombre d’entre elles ont su développer avec audace et imagination des activités secondaires.

Création et vente de paniers artisanaux au Kerala en Inde, ouverture d’une guesthouse à Heiveld en Afrique du Sud, fabrication de cosmétiques à base de rooibos à Wupperthal, ouverture d’une boutique de vêtements home-made au Sri Lanka : partout se développent des initiatives de la part des femmes.

A l’occasion de cette journée internationale des femmes, nous rendons hommage à ces femmes mais également à celles qui composent l’équipe des Jardins de Gaïa en Alsace, dont la part féminine s’élève tout de même à 85 % !

photo de femme au darjeeling cachée derrière un tas de théphoto de groupe de cuilleuses wa dans les théiers avec arlette
Photo de 3 Miss tea au Japon dans la région de UjiPhoto d'une vieille femme qui cueille su thé pour le transformer en thé pu'er

Matcha, mode d’emploi

Le matcha est un précieux thé vert fabriqué à partir d’un thé d’ombre appelé Tencha. On ne garde que la partie tendre de la feuille pour la réduire en poudre à l’aide d’une meule de pierre.

Comme les feuilles ont été protégées du soleil, cette poudre de thé se distingue par sa couleur d’un beau vert intense et sa haute teneur en acides aminés qui lui donne des arômes très doux et savoureux. Traditionnellement préparée dans la cérémonie du thé (Chanoyu), la liqueur onctueuse de ce thé vert est un véritable concentré de bienfaits pour le corps et l’esprit.

Le matcha particulièrement tonique et vivifiant peut aussi devenir un ingrédient très original pour réaliser de délicieux cocktails, plats salés et autres pâtisseries aux saveurs inattendues…

Pour en garder toute la saveur, il est conseillé de le conserver au réfrigérateur après la première utilisation.

Pour la préparation du matcha :

➥ Humidifier le chasen avec de l’eau chaude afin de l’assouplir.

➥ à l’aide du cha-shaku, mettre deux doses de matcha (environ 2 g) ou l’équivalent d’1 cuillère à café dans un bol à matcha.

➥ Verser 80 ml d’eau à 75 °C et commencer à battre lentement en décollant bien la poudre du fond. Puis battre énergiquement en décrivant des “M” afin de faire mousser la préparation.

➥ Lorsque la mousse est bien dense, finir doucement et dégustez !

 

 

 

Putharjhora : jardin de thé biodynamique depuis 2005

 

Certifié Demeter depuis 2005, le jardin de Putharjhora, situé dans la région du Dooars en Inde, a la plus grande surface cultivée en biodynamie de l’ensemble des jardins gérés par notre partenaire indien Tea Promoters of India.

La mise en œuvre des procédés biodynamiques a été confiée à un véritable passionné de cette agriculture : Kushal Lama est considéré comme un expert en la matière et nombre d’agriculteurs de la région viennent s’enquérir de ses conseils.
Les installations qu’il gère avec son équipe sont en rapport avec l’immensité du jardin qui s’étend sur 360 hectares. Ce sont plus de 3 millions de théiers qui sont entretenus au fil de l’année par son équipe !

Pour de telles cultures, pas moins de 15 000 tonnes de compost sont élaborées chaque année par vingt personnes affectées à cette seule tâche.
Quasiment toutes les plantes nécessaires aux préparations destinées à soigner la terre et les théiers sont cultivées sur place et souvent avec des équivalences locales. Seule la valériane (Valeriana officinalis) doit être importée, car aucun équivalent n’a été trouvé sur place et elle n’est pas du tout adaptée au climat tropical du Dooars.

Ce jardin qui produit des thés noirs et verts nous propose depuis quelques récoltes des qualités de type orthodoxe, en feuilles entières, aux caractéristiques très prometteuses !

Vin chaud revisité sans alcool

Les épices vin chaud*, vous adorez, mais varier un peu la recette traditionnelle vous plairait bien ? Nous vous avons concocté une recette de jus de fruits rouges chaud savoureusement relevée des épices typiquement hivernales et accompagnée, pour la touche de gourmandise, de raisins de Corinthe et d’amandes…

Un délice qui n’a rien à envier aux vins chauds suédois desquels il est inspiré ! À savourer sans modération…

photo-pour-le-blog-de-la-recette-de-vin-chaud-sans-vin-suedois-avec-epices-terra-madre

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 2-3 c. à s. de raisins secs
  • 2-3 c. à s. d’amandes (entières ou effilées)
  • 150 ml de jus de fruit (sureau, cassis, cerise) pour faire macérer
  • 1 gousse de vanille
  • 1 morceau de gingembre frais de la taille d’une noix
  • 1 orange bio
  • 200 ml de jus d’orange
  • 300 ml de jus de sureau ou de cassis
  • 300 ml de jus de raisin
  • 50 g de sucre de canne (ou 1 c. à S. de miel)
  • 1 c. à S. d’épices vin chaud (ou plus, suivant vos goûts)

Préparation 10 minutes / cuisson 20 minutes

La veille

Faites macérer le raisin et les amandes dans le jus de sureau

Le jour-même

  • Zestez finement l’orange, fendez la gousse de vanille et grattez-en les grains. Coupez le gingembre en fines lamelles.
  • Mélangez les autres jus, le sucre, les zestes d’orange, le gingembre et les épices puis faites chauffer le tout sans faire bouillir. Remuez de temps en temps pour éviter que le sucre n’accroche.
  • Couvrez et laissez mijoter à feu très doux pendant 20 minutes. Filtrez.
  • Répartissez le mélange raisins-amandes égoutté dans de grandes tasses, ajoutez-y le jus bien chaud et dégustez !

 

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Le Yunnan, berceau du thé

5 décembre 2016 sep Tags: sep sep sep sep sep Donnez votre avis !

Thé noir du Yunnan Dian Hong Golden Buds

En complément de notre présentation du Dian Hong Golden Buds dans le cadre de notre thé de la semaine, voici quelques informations sur la province du Yunnan que tous les amateurs de thé rêvent de visiter un jour. C’est en effet dans cette province et dans celles limitrophes du Sichuan et du Guizhou que l’histoire du thé a débuté.

Le Yunnan, qui signifie littéralement « au sud des nuages » est l’une des plus belles régions de Chine. Elle possède quatre climats distincts : tropical, subtropical, tempéré et froid et compte la plus grande variété de plantes en Chine.

Cueillette de printemps sur théiers anciens dans la province du Yunnan - ChineAujourd’hui première province de thé en termes de surface, elle est surtout réputée pour ses théiers anciens. Le plus vieil arbre recensé se trouve à Lincang et a été daté à 3200 ans au carbone 14. Il fait l’objet d’un véritable culte dans la région. Les particularités de ces théiers dont certains poussent à l’état sauvage sont leur robustesse, leur mode de récolte à même l’arbre et la grandeur importante des feuilles spécifique au camellia sinensis variété assamica.

Elles servent à fabriquer le pu’er, le plus connu des thés sombres. Leurs bourgeons riches en huiles essentielles permettent aussi d’élaborer de succulents thés noirs comme le Dian Hong qui séduit par ses arômes maltés et des thés blancs encore méconnus comme le Bai Ya Cha ou le Yue Guang Bai Yunnan. Enfin le Yunnan est la patrie des Tuocha, thés compressés en  forme de nid d’oiseau, et des fameux Qi Zi Bing Cha, sorte de galette de thés compressés qui voyageaient par lot de sept sur la mythique route du thé et des chevaux afin d’approvisionner les lamaseries tibétaines.

En savoir plus sur le projet Lincang :

http://www.jardinsdegaia.com/projets#lincang

De nouvelles terres pour la coopérative de rooibos de Heiveld

Depuis notre premier rooibos mis sur le marché en 1996, nous nous rendons régulièrement chez nos partenaires sud-africains de Heiveld et de Wupperthal. Nous avons toujours tenu à connaître le « terrain » et savoir dans quelles conditions le rooibos est produit. Au-delà de cet aspect, c’est une véritable aventure humaine que nous poursuivons avec nos amis producteurs.

Au mois de septembre de cette année, Arlette Rohmer, invitée à Heiveld à l’occasion des 15 ans de la coopérative, a pu constater toute l’implication de ses membres notamment à travers un récent projet d’acquisition de nouvelles terres. Un projet vital pour l’avenir de la coopérative, auquel nous apportons notre soutien.

Un accès à la terre difficile…

La coopérative de rooibos d'Heiveld a fêté ses 15 ans cette année.

La coopérative de rooibos de Heiveld a fêté ses 15 ans cette année.

Dans le Bokkeveld, région dans laquelle la majorité du rooibos est produit, seuls 2% des terres appartiennent aux petits producteurs locaux. Le reste est partagé entre les grands propriétaires terriens et le gouvernement.

A l’heure où les terres arables se font plus rares en raison de la sécheresse, due aux changements climatiques qui semblent s’installer dans la durée, l’accès à la terre pour les petits producteurs devient problématique.

Le phénomène est aggravé par le fait que le gouvernement sud-africain achète lui aussi des terres qu’il ne loue qu’à des paysans présélectionnés, ce qui exclut d’office les petits producteurs de rooibos bio.

 

Une opportunité à saisir

Il faudra attendre 18 mois avant d’effectuer la première récolte sur ce plant de rooibos. Mature il pourra être récolté entre 3 et 5 fois avant d'être arraché pour laisser reposer la terre pendant 2 ans. Cette jachère oblige d'avoir de très grande surface cultivable à disposition pour cultiver la plante sans épuiser le sol.

Il faudra attendre 18 mois avant d’effectuer la première récolte sur ce plant de rooibos. Mature il pourra être récolté entre 3 et 5 fois avant d’être arraché pour laisser reposer la terre pendant 2 ans. Cette jachère oblige d’avoir de très grandes surfaces cultivables à disposition pour cultiver la plante sans épuiser le sol.

Dans un tel contexte, quand une opportunité d’acquisition de nouvelles surfaces cultivables se présente, il est impératif de la saisir. C’est ce qui s’est passé récemment pour les 74 membres de la coopérative de rooibos de Heiveld qui savent que leur avenir dépend directement de la qualité et de l’étendue de leurs terres.

En 2001, Laurence Dworkin à qui appartient la réserve naturelle Bloemfontein Farm dans le Bokkeveld, accepta de céder 4 ha par un bail de 99 ans à la coopérative de Heiveld nouvellement créée. Cette surface idéalement située fut utilisée pour y implanter la cour à thé.

Récemment Laurence Dworkin, ne souhaitant plus gérer seul les quelque 2750 ha de la Bloemfontein Farm a proposé à la coopérative d’en faire l’acquisition via un groupement d’intérêt (Trust) dont il fait partie. Sur cette surface considérable, 130 ha sont cultivables et 70 sont actuellement cultivés pour produire du rooibos sauvage et du rooibos de culture biologique. Ces terres sont classées « réserve naturelle » en raison de leur biodiversité hors du commun (9500 espèces de plantes différentes, dont 70% ne poussent nulle part ailleurs dans le monde), ce qui éloigne tout risque de pollution ultérieur.

Une véritable aubaine !

Avec ses 130 ha cultivables, l'acquisition de la réserve naturelle Blomfontein Farm sera une véritable bouffée d'oxygène pour la coopérative d'Heiveld.

Avec ses 130 ha cultivables, l’acquisition de la réserve naturelle Bloemfontein Farm sera une véritable bouffée d’oxygène pour la coopérative de Heiveld.

Pour cette acquisition, la coopérative avait lancé une campagne de crowdfunding en janvier 2016. Cette campagne que nous avons soutenue et qui est aujourd’hui achevée est désormais relayée par la mise en place d’une récolte de fonds sur le site du groupement d’intérêt (http://heiveld3fountains.org/about/).

Cette opération une fois achevée permettra à la coopérative de passer des 512 ha de terre actuellement cultivés à un potentiel cultivable total de 642 ha.

Face à l’exode rural qui touche particulièrement les jeunes sud-africains et qui produit de véritables déserts socio-économiques dans les campagnes, une telle opération permettra de continuer à faire vivre ce lieu magique qu’est Heiveld et d’y voir grandir de nouvelles générations de cultivateurs. Si le cœur vous, en dit n’hésitez pas à soutenir ce projet qui nous paraît d’une importance capitale pour l’avenir de la production de rooibos biologique et équitable !

MOPA, une coopérative sri-lankaise

MOPA (Marginalised Organic Producers Association) est née en 2009 au Sri Lanka d’un regroupement de fermiers qui n’ont pas pu intégrer la coopérative SOFA, cette dernière ayant atteint ses limites avec plus de 2000 membres.

 

photo d'arlette et de cueilleuses de thé à mopa

Le but de l’association est de sortir de l’isolement les paysans qui sont propriétaires de petites et moyennes surfaces et qui ont bien des difficultés à vendre leurs produits sur les marchés.
Aujourd’hui, MOPA compte près de 800 familles de la région d’UVA qui pratiquent toutes l’agriculture biologique, voire biodynamique et sont toutes certifiées en commerce équitable.

À l’instar des membres de SOFA, ces familles entourées d’une belle biodiversité cultivent non seulement du thé, mais aussi de nombreuses  épices et plantes comme la cannelle, le poivre, la noix de muscade, le clou de girofle, le lemongrass, le café, le cacao, le citron, etc…
75% de la prime du commerce équitable sont utilisés pour financer des projets proposés par les agriculteurs eux-mêmes ; l’objectif étant d’améliorer la productivité, la qualité des produits, les méthodes de production durable, ainsi que les conditions de vie des agriculteurs.

L’eau au centre des arômes

L’eau constituant plus de 99% du thé, la qualité de celle-ci est la première chose à prendre en compte pour faire ressortir tout le potentiel d’un thé. Quelques conseils qui vous permettront d’affiner vos infusions…

L-eau-au-centre-des-aromes-2016Les effets des minéraux sur l’infusion.

Une eau trop calcaire ou trop minéralisée aura tendance à masquer les subtilités du thé infusé et donner une liqueur sans âme. Le chlore de certaines eaux du robinet gâchera le goût de l’infusion, tandis qu’une eau de source trop pauvre en minéraux aura tendance à donner une infusion plate et sans caractère. Un juste milieu est donc nécessaire. Si l’on utilise une eau du robinet ayant ces défauts, il est souhaitable de la filtrer. En bouteille, une eau de source discrète en goût et légèrement minéralisée reste l’idéal, afin de « porter » les arômes.

Faut-il faire bouillir l’eau ?

Il est conseillé de ne pas faire bouillir l’eau trop longtemps, car en perdant de sa dureté temporaire et de son oxygène, l’eau a tendance à relever l’amertume du thé. Enfin, on veillera à la laisser refroidir jusqu’à la température préconisée ou éventuellement, on la complétera avec de l’eau froide.

 

Haruki_Nanmei_A_portrait_of_Lu_Yu(part)« Quand l’eau bout, il se forme des bulles comme des yeux de poissons à la surface et elle produit
un son à peine audible. Quand elle chante sur les bords comme une source et ressemble à un collier
d’innombrables perles, elle a atteint son deuxième état d’ébullition. Quand elle bondit comme des
brisants, majestueuse, et résonne comme une vague qui s’enfle, elle a juste assez bouilli. »
Extrait du Cha Jing ou Le Classique du Thé – Lu Yu

 

Dessin ci-contre : Haruki Nanmei : A portrait of Lu Yu (part)

 

 

 

 

Ces considérations s’adressent de manière générale à tous les thés, rooibos et tisanes. Afin de respecter les spécificités de chaque type de feuille et plante, nous vous indiquons la température et le temps d’infusion recommandés au dos de nos sachets, et sur chaque fiche produit sur notre boutique en ligne dans les conseils de dégustation.

 

 

 

Holi Beauty : Médaille d’Argent 2016

Médaille d'argent Les épicuresNouveau et déjà primé ! HOLI BEAUTY – FTGFOP1 FF, l’un de nos thés noirs primeurs 2016, vient d’être récompensé de la Médaille d’Argent « Les Épicures de l’Épicerie Fine ». Le jury, composé de professionnels de la restauration et de l’épicerie fine a été réuni par le magazine Le Monde de l’Épicerie Fine. Ces fins gourmets ont reconnu la méthode de fabrication, la qualité visuelle et gustative de ce thé, issu d’un jardin réputé du Darjeeling (Selimbong) et de l’agriculture biodynamique, ainsi que l’esthétique du packaging.

 

TU2196_Holi-Beauty_Epicure-argent« Holi Beauty – FTGFOP1 FF », un primeur du Darjeeling d’une grande richesse aromatique

Ce thé noir nature de printemps, récolté à la main lors de la fête des couleurs (Holi), brille par sa grande richesse aromatique. L’infusion cristalline trouve un parfait équilibre entre le végétal, le floral et le fruité. Elle évoque tour à tour la subtilité de la feuille de cassis, la délicatesse d’une orchidée, la saveur gourmande des fruits rouges et l’exotisme du litchi, le tout agrémenté d’une agréable pointe de miel.

Logos Holi BeautyDes labels pour renforcer une origine et une production de qualité

Ce grand cru est labellisé IGP Darjeeling, demeter et WFTO. L’IGP Darjeeling est l’unique Indication Géographique Protégée reconnue par l’Union Européenne et l’Inde, et certifie aux consommateurs l’origine. Engagés en faveur de la biodynamie, nous avons accompagné le jardin de Selimbong, certifié demeter, dans le développement de cette forme d’agriculture. Depuis 2016, nous avons également rejoint WFTO (World Fair Trade Organization), qui garantit une démarche globale de commerce plus juste et équitable tant au niveau du producteur que de l’organisation adhérente.

Ainsi, Holi Beauty – FTGFOP1 FF a bénéficié d’un terroir riche et de pratiques respectueuses de la nature et de l’homme.

Cuilleuse-a-selimbongLe jardin de Selimbong, une plantation de renommée

À l’instar des grands vins, les grands thés sont issus de terroirs renommés. Les producteurs de Selimbong, plantation qui existe depuis 1860, ont conjugué leurs savoir-faire pour élaborer Holi Beauty. Titulaires du prestigieux prix Tea Board of India Award for Quality, ce sont eux également qui récoltent chaque été des thés au goût de muscat attendus par des connaisseurs du monde entier.

Le prix « Les Épicures de l’Épicerie Fine »

Reprenant le principe des deux précédentes éditions, « Les Épicures de l’Épicerie Fine » 2016 ont été attribués par six jurys de professionnels rassemblés le 13 juin dernier à Paris. Ces experts ont évalué 125 produits classés par famille et rigoureusement présélectionnés par la rédaction du Monde de l’Épicerie Fine, avant d’attribuer aux meilleurs d’entre eux les Épicures d’Or, d’Argent et de Bronze.

Retrouvez Holi Beauty – FTGFOP1 FF: bit.ly/28P8UKG
Les Epicures de l’Epicerie Fine: http://www.monde-epicerie-fine.fr/category/prix-les-epicures/

En thé, osez la fraîcheur !

Nous avons coutume de faire infuser le thé dans une eau chaude adaptée à chaque type de thé. Pourtant, l’infusion à froid, bien moins connue, peut elle aussi révéler de délicieux arômes, voire mettre en valeur certaines saveurs, puisque dans ce mode d’infusion jamais l’amertume n’apparaît. Très facile à réaliser, elle est permise avec tout type de thé ou de tisane, des grands classiques aux plus rares & précieux, et s’adapte avec élégance à nos modes de vie actifs…

Précieuses huiles essentielles

On doit les arômes d’un thé notamment aux huiles essentielles présentes naturellement dans ses feuilles. Celles-ci étant solubles, y compris dans une eau froide, on peut obtenir une infusion très savoureuse en toute simplicité. En outre, à froid, les feuilles de thé ne développent pas d’amertume, puisque qu’en deçà de 80°C, les polyphénols, qui en sont responsables, se libèrent en très faible quantité. Les acides aminés et autres vitamines, quand à eux, restent bien présents.

Les étapes d’une infusion à froid : la confiance en l’intuition

  • Déposez directement la quantité de thé ou de tisane conseillée sur le sachet, le tube ou l’étui.
  • Ajoutez-y 1 cuillère à thé, « pour la théière »
  • Placez-le dans un théière, une carafe ou une bouteille en verre que vous remplirez d’une eau filtrée.
  • Laissez infuser au frais ou à température ambiante. Filtrez, goûtez et dégustez !

Le temps d’infusion peut varier suivant l’intuition de chacun, son palais et son envie du moment.

Quelques suggestions

TF1322 Délice des fruitiersDélice des fruitiers

Mettez 3 cuillères à soupe de ce mélange de fruits séchés dans 1 litre d’eau froide que vous laisserez une nuit au réfrigérateur. Savourez une boisson intense, gorgée de soleil…

TV6582_Sencha PremiumSencha Premium

Infusée 1/2 heure, cette cueillette des premières feuilles de printemps travaillées en de petites aiguilles vert foncé libère une liqueur jaune d’or aux reflets verdoyants. Ce Sencha d’une rare finesse s’adapte parfaitement à une infusion à froid.

TN4682_Yin-Ya-ChaYin Ya Cha

On laissera infuser 1/2 heure à 1 heure les délicats bourgeons dorés de ce thé noir. L’équilibre reste parfait entre saveurs délicates et notes veloutées.

Un avantage pour les thés de printemps

Les thés les plus précieux sont généralement issus de cueillettes de printemps. Au réveil de leur sommeil hivernal, les théiers se sont gorgés d’huiles essentielles, à l’origine de la plupart des saveurs complexes que l’on peut retrouver à la dégustation d’un thé. Les bourgeons et très jeunes feuilles délicatement cueillis à la main à cette période en contiennent une concentration très importante. Infuser à froid un thé de grande finesse est très intéressant, il développera des nuances de saveurs imperceptibles à chaud.

Astuce :

Lors de vos balades ou sorties sportives, pensez à mettre quelques feuilles du thé dans votre gourde ou votre bouteille d’eau fraîche. Vous obtiendrez au fil de la journée une eau agréablement parfumée et naturellement vitaminée !

Notre gyokuro « A l’ombre du phénix » est produit au sein d’un trésor patrimonial du Japon !

Gyokuro A l'ombre du phénix - Japan HeritageL’Agence des affaires culturelles du Japon vient d’accorder la certification Japan Heritage* au jardin qui produit notre précieux gyokuro.

Cette certification concerne les biens culturels (sites archéologiques, châteaux, temples, spectacles artistiques…) qui ont aux yeux de l’agence, une grande valeur patrimoniale propre à l’histoire, la culture et le savoir-faire japonais.

C’est notre partenaire japonais qui nous a annoncé la bonne nouvelle en ces termes (traduction) :Gyoruro A l'ombre du phénix

« Ce jardin est situé dans une zone historique qui était très importante pendant le Shogunat Tokugawa qui a démarré suite à la grande bataille de Sekigahara. De plus le créateur du processus de l’étuvage du thé vert, le « Dieu » du thé Souen-Nagatani a travaillé dans une des maisons du village où j’habite. Donc c’est un lieu historique et qui est à l’origine du processus d’étuvage du thé vert. Ce jardin produit maintenant le Gyokuro biologique (A l’ombre du phénix) ».

 

Outre cette distinction, ce gyokuro est en lui-même un thé d’ombre exceptionnel que nous vous invitons à découvrir ou à redécouvrir : http://bit.ly/A-l-ombre-du-phénix

*http://www.bunka.go.jp/seisaku/bunkazai/nihon_isan/pdf/nihon_isan_pamphlet_english.pdf

Notes de dégustation : Griffes de Snowview

Notes de dégustation Griffes de Snowview Darjeeling primeurs 2016Les Griffes de Snowview est un thé blanc très particulier. Ces longs bourgeons tressés à la main et séchés au soleil dans le Darjeeling au moment des récoltes de printemps, sont une création rare et particulièrement précieuse que nous sommes heureux de pouvoir proposer.

Cette année pendant notre traditionnelle dégustation des primeurs fraîchement arrivés, nous avons été particulièrement séduits par la grande complexité aromatique de ce cru 2016.

À tel point que nous avons décidé de lui consacrer une note de dégustation pour approfondir nos premières impressions plus que positives !

Origine : Jardin de Snowview, Darjeeling, Inde

Labels : Agriculture Biologique, Fairtrade, IGP

Couleur de thé : Blanc

Température de l’eau : 85°- 90°C

Temps d’infusion en théière classique : 4-5 minutes

Quantité infusée : 7-8 grammes pour une théière de 500 ml

Feuilles sèches : longs et fragiles bourgeons tressés à la main qu’on manipule avec délicatesse. Ces filaments duveteux de couleur brun foncé sont illuminés pNotes de dégustation Griffes de Snowview Darjeeling primeurs 2016ar leurs jolies sommités argentées. Les parfums qui s’en dégagent sont sucrés et évoquent le chocolat au lait.

Feuilles infusées : Les tresses restent intactes et prennent un bel aspect brillant brun foncé, marron. Aucune trace de brisures au fond de la tasse. Les parfums deviennent presque enivrants tant ils sont riches. On perçoit un côté biscuité et sucré (cassonade) en premier lieu. Puis les séquences se déclinent dans le cacao, des aspects lactés pour finir avec de délicieuses fragrances de dates confites.

Liqueur : Jaune clair et limpide. Relativement aérienne.

Au nez : L’infusion dégage des parfums vraiment très gourmands qui donnent envie de porter immédiatement la tasse à ses lèvres pour y goûter. Tour à tour les effluves évoquent la pomme compotée, le flanc aux oeufs, la vanille avec une touche florale très agréable de violette. Ce festival de parfums se clôt avec des effluves particulièrement prononcés de caramel au lait.

En bouche : Les promeNotes de dégustation Griffes de Snowview Darjeeling primeurs 2016sses au nez se retrouvent avec bonheur en bouche. L’attaque est très gourmande et d’une densité aromatique vraiment étonnante. La liqueur bien équilibrée et plutôt aérienne développe des arômes aussi francs que délicieux. Tour à tour on perçoit de la compote de pommes, de la vanille fraîche en gousse, du caramel au lait avec en final une harmonie de sirop de sucre et de fraîcheur florale évoquant la violette qui perdure très longtemps en bouche. C’est un véritable festival d’arômes qui donne envie d’y retourner de plus belle.

Et c’est tant mieux, car avec une telle qualité, il est possible de procéder à plusieurs infusions des mêmes feuilles. Ce serait vraiment dommage de s’en priver !

Le jardin de Snowview :

La plantation de théiers de Snowview dans le Darjeeling longe la frontière avec le Dooars, autre région indienne réputée pour ses thés. Les jardins de cette plantation s’étendent sur près de 300 ha, blottis au sein d’importantes réserves forestières où foisonnent une faune et une flore sauvages d’exception. Snowview doit son nom au splendide panorama que l’on a, depuis les jardins de thé, sur les sommets enneigés de la montagne. Depuis 2007, les thés qui y sont produits sont certifiés pour l’agriculture biologique. Les Griffes de Snowview, bourgeons tressés à la main, font la fierté des 905 travailleurs permanents de cette plantation.

 

http://www.jardinsdegaia.com/thes-nature-d-origine/thes-noirs/primeurs/the-blanc-bio-griffes-de-snowview-7729.html#main