home_visu

Archives par catégorie > 2014

Tous nos articles de 2014

Notes de dégustation : oolong Guifei concubine

Issu d’un jardin à flanc des mythiques Monts Jaunes qui ont inspiré peintres, poètes et musiciens depuis des millénaires, ce oolong porte le nom d’une concubine non moins célèbre qui fut la favorite de l’empereur Xuanzong sous la dynastie Tang.

Avec une telle carte de visite, on peut se demander si le « ramage » de ce thé se rapporte à son « plumage ».

Pour y répondre, place à la dégustation !

24122014_GUIFEI_CONCUBINEOrigine : jardin de Huangshan (Monts Jaunes), Anhui, Chine

Type de oolong : méthode de Formose fermenté entre 30 et 40%, certifié bio

Couleur du thé : thé bleu-vert (semi-fermenté)

Température de l’eau : 95°C

Temps d’infusion en Gong Fu Cha : 3 infusions successives entre 15 à 20 secondes (5 minutes en théière classique)

Quantité infusée : 8 grammes en petite théière Yixing de 12cl (Yixing Hu) – (5 à 6 grammes par demi-litre en théière classique)

Feuille sèche : feuilles roulées en perles régulières et uniformes d’un brun soutenu aux nuances très foncées, tirant vers le noir

Feuille infusée : feuilles bien développées de couleur noire

Liqueur : limpide d’une jolie couleur entre jaune doré et miel

Première infusion :

Au nez avec la tasse à sentir (wen xiang bei) : les parfums sont complexes et évoquent dans un premier temps  le miel de fleurs, le cacao et les fruits rouges. Ces notes laissent place dans un second temps à des parfums de bois jeune mouillé et de subtiles fragrances iodées et torréfiées.

En bouche la tasse à boire (cha bei) : la liqueur concentrée et épaisse a beaucoup de tenue en bouche. Le cacao et les fruits rouges sont immédiatement présents et évoquent le chocolat à la framboise. Les arômes de miel très floraux s’intègrent harmonieusement dans cette association pour donner une tasse particulièrement complexe, gourmande et sucrée.

En finale une légère astringence rend l’infusion très légère et invite agréablement à continuer à la dégustation.

Deuxième infusion :

Au nez : les notes de miel toujours présentes et particulièrement sucrées s’associent subtilement à celle de cacao et de framboise. Cependant le nez est moins floral. Des parfums de cuir avec un arrière-plan iodé donnent à cette deuxième infusion des notes chaudes et animales.

En bouche : les aspects mielleux, torréfiés et boisés prennent beaucoup de relief dans cette infusion particulièrement concentrée. Les arômes de cacao et de framboise sont plus discrets mais toujours aussi agréables. La tenue en bouche est d’une belle longueur.

Troisième infusion :

Au nez : dans cette dernière infusion les parfums le miel de fleurs prédominent et s’associent très agréablement à des parfums de bois jeune ciré.22122014_DEGUSTATION GUI FEI CONCUBINE_1

En bouche : la liqueur s’homogénéise et prend de la rondeur. Les arômes de miel et de sous-bois donnent le « la » à cette dernière infusion légèrement astringente et acidulée, d’une belle longueur en bouche.

En conclusion ce oolong laisse une impression d’un thé particulièrement gourmand et réjouissant qui oscille entre des notes sucrées, florales, fruitées et animales. Riche d’une telle complexité, ce grand thé mérite pleinement d’être infusé en gong fu cha mais il donnera aussi de très bons résultats en théière de taille moyenne (env. 500 ml).

Le jardin de Huangshan 

Le  jardin de Huangshan est ancré sur les versants des monts du même nom dans le Sud de la province d’Anhui. Ces “Monts jaunes” sont inscrits depuis 1990 au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de patrimoine culturel et naturel. Les théiers s’y épanouissent en altitude, aux côtés de pins millénaires. Leurs feuilles sont principalement destinées à la production de thés oolong selon la méthode dite de Formose.

http://www.jardinsdegaia.com/the-oolong-bio-guifei-concubine.html#main

Une aventure singulière sur la route du thé…

Ce titre est une belle manière de résumer nos 20 ans de passion du thé, de l’agriculture biologique et du respect des hommes par le commerce équitable. C’est aussi le titre d’un texte que nous avons publié récemment dans la revue Weleda automne-hiver 2014. Pour cette fin d’année anniversaire, nous souhaitions partager ce texte avant d’enchaîner sur de nouvelles étapes de cette belle aventure. Bonne lecture !

C’est autour d’une tasse de Darjeeling que tout a commencé…
Il y a vingt ans les Jardins de Gaïa se sont construits autour d’une belle idée, une idée simple : pouvoir faire découvrir des thés de qualité que l’on peut apprécier en toute confiance.

Quand Arlette Rohmer militante bio de la première heure, fonde l’entreprise en 1994, l’offre en thé bio était inexistante en France. Animée par l’amour des plantes, des voyages, des cultures différentes et surtout d’un profond respect pour « Gaïa » notre terre mère elle se lance dans l’aventure.

Les relations directes sont une des clés de voûte du développement continu des Jardins de Gaïa

01122014_Les Jardins de Gaïa _ Une aventure singulière sur la route du thé_012-4

Cueilleuses du Putharjhora, Doaars, Inde.

« Depuis toujours, je pense que pour être heureux, il faut rendre les gens heureux. Travailler avec des producteurs et des personnes autour de nous qui prennent vraiment du plaisir est source d’évolution pour tous et pour le travail ».
Se déplacer à la source, en Inde, au Sri Lanka, en Chine, en Afrique du Sud… trouver, tisser des liens avec les producteurs locaux les convaincre de la suivre dans ce qui était au départ, une véritable aventure était le premier challenge pour Arlette.
Avec passion, ténacité et audace, elle tisse un solide réseau qui depuis réunit beaucoup d’amis fidèles. Travailler de concert et en direct avec des « petits producteurs » et sur des « petits projets », progresser avec eux, donne la possibilité de promouvoir une agriculture à échelle humaine, multiplier les choix et améliorer les qualités des thés au fil des récoltes et du thé.
Actuellement les Jardins de Gaïa travaillent avec une trentaine de projets partenaires dans le monde et en France.

Comment les Jardins de Gaïa se sont structurés ?

Les Jardins de Gaïa

Notre Maison de thé à Wittisheim.

Si aujourd’hui après 20 ans, l’entreprise compte plus de 60 salariés, Arlette Rohmer aime rappeler qu’au début de l’aventure, c’est dans sa cuisine qu’elle commence à ensacher les thés.
De fil en aiguille, de marchés en salons, le bouche-à-oreille et la qualité des produits font le reste. Les rencontres et les opportunités se multiplient… hier comme aujourd’hui proche et à l’écoute des consommateurs les vecteurs de distribution sont les mêmes – si l’on ajoute à ça un site e-commerce…
Avec près de 2 000 points de vente dans l’hexagone en 2014, l’entreprise est leader sur le marché du thé bio en France (magasins bio, spécialisés, épiceries fines, salons de thés) et propose aussi ses produits dans de nombreux pays étrangers en Europe, Amérique et Asie.

Aujourd’hui en provenance d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Europe, près de 200 tonnes de thés et tisanes 100% issus de l’agriculture biologique sont vendus chaque année, 70% de ces thés sont issus du commerce équitable.
Une partie des thés et plantes commercialisés sont issus de l’agriculture biodynamique. A chaque voyage sur le terrain Arlette Rohmer sensibilise les producteurs et les invite à suivre les pratiques de cette agriculture tournée vers l’avenir.
A ses yeux la biodynamie est la meilleure réponse pour promouvoir une agriculture de qualité qui prend soin de la terre et des hommes, qui n’engendre pas de surproduction, qui renforce naturellement les plantes et surtout qui permet un vrai équilibre entre ce que l’homme reçoit et rend à la terre.
La standardisation ne fait donc pas partie du langage des jardins de Gaïa : diversité, partage et richesse à l’image de la biodiversité d’un jardin épanoui guident le développement de l’entreprise.

L’art de relever les saveurs

Thés Jardins de GaïaArlette Rohmer et son équipe élaborent des recettes qui enchantent une clientèle à la recherche de thés savoureux, différents de ceux que l’on trouve habituellement sur le marché.
La marque de fabrique de l’entreprise ?
Les thés sont aromatisés avec des arômes naturels bio et travaillés en France dans les locaux de l’entreprise. Fruits, fleurs, épices, huiles essentielles : le choix des ingrédients ajoutés est crucial. 60 à 70% des thés vendus aux Jardins de Gaïa sont des recettes inédites ou des créations. Pour autant ces chiffres ne doivent pas masquer le degré de subtilité recherché, un arôme ou une épice n’a pas pour but de couvrir le goût du thé, mais au contraire de l’accompagner.
Si les thés aromatisés sont souvent une entrée en matière, les crus nature sont plus souvent recherchés des amateurs. Là aussi le travail fait en amont avec les producteurs porte ses fruits.
Cinq thés de la gamme ont été primés au « Great Taste Awards » qui sont les « Oscars » du monde de l’alimentation au Royaume-Uni.
Parmi eux, le Mineral springs FTGFOP1 FF primeur du Darjeeling, seul thé d’origine à obtenir la note maximale de 4 étoiles, déjà distingué par le club des buveurs de thé en France. Une telle carte de visite est un véritable atout pour les Jardins de Gaïa.

Vingt ans et un engagement toujours militant

Marginale à la naissance de l’entreprise, avec tout ce que cela implique comme difficultés, l’agriculture biologique est devenue aujourd’hui un commerce rentable !

Il y a 20 ans il fallait se battre, construire, accompagner, convaincre les producteurs du bien-fondé d’une certification, de rendements et d’un travail de la terre différents.

Feuilles de thé

Plant de thé en Inde.

Aujourd’hui, au gré des lois du marché, des derniers scandales alimentaires, proposer au public des produits issus de l’agriculture biologique est devenu « un plus » extrêmement valorisant. Sourcing, spéculation, process de plus en plus lourds, normes exigeantes font souvent partie du quotidien des acteurs de toutes les filières de la bio. Certes l’évolution et la prise de conscience récente est positive pour la planète, mais elle est parfois loin des fondements d’une agriculture qui respecte la terre qui nous nourrit…
Depuis la création de l’entreprise, Les Jardins de Gaïa se sont construits patiemment sur des convictions fortes avec passion pour faire connaître le thé. Rester soi-même, garder la même démarche, assurer aux producteurs des prix d’achat justes et bâtir ensemble un avenir serein. Continuer à consolider les liens là-bas et ici tout en développant de nouveaux projets font partie des priorités de l’entreprise.

Je ne dis pas « indignez-vous », mais « bougez, agissez » suggère Arlette Rohmer …

Les Jardins de Gaïa réaffirment leur engagement de départ et ont fait naître il y a un an la gamme « Thés et rooibos militants », huit recettes créées en partenariat avec des associations qui ont du sens aux yeux de l’entreprise : le centre d’agroécologie Les Amanins, l’association pour la protection des graines et semences Kokopelli et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Le principe est simple, pour chaque produit acheté, une contribution est reversée directement aux associations partenaires. En un an ce sont plus de 20 000€ qui ont été reversés. Forts de ce succès et désireux de soutenir de nouvelles initiatives, Les Jardins de Gaïa concoctent actuellement de nouvelles recettes pour d’autres associations partenaires. A suivre…

Gaïa en fête !

Arlette Rohmer, fondatrice des Jardins de Gaïa.

Arlette Rohmer, fondatrice des Jardins de Gaïa.

C’est le nom donné à un joli thé, créé pour célébrer les 20 ans de l’entreprise sur la route du thé. C’était aussi un grand moment les 13 et 14 juin derniers où public, personnel des Jardins de Gaïa, producteurs, partenaires, amis et spécialistes du thé se sont rencontrés sur le site des Jardins de Gaïa pour deux jours de fête, d’échanges, autour de valeurs et de passions communes, autour d’un produit si particulier, magique, le Thé !
Les Jardins de Gaïa, c’est l’œuvre d’une femme passionnée et proche de la nature qui n’a pas fini de nous faire rêver…

 

 

 

 

Article de référence : http://issuu.com/dbroglin/docs/revue_weleda_137/1?e=1073652/10202833

 

Notes de dégustation : Pu’er Maiden

gong fu cha - Jardins de GaïaAu cœur de l’automne, les sous-bois exhalent des parfums étonnants. Il était tout naturel de partager une note de dégustation sur le type de thé qui évoque pour nous cette magnifique saison : le pu’er.

Chargé d’histoire, ce thé réputé en occident pour ses vertus est en Chine l’objet de vives spéculations. Certains millésimes peuvent faire l’objet de toutes les convoitises auprès des amateurs…

Place à la dégustation…

Les légendes disent que ce grade de thé, très prisé, récolté par de jeunes filles, constituait une partie de leur dot… Issues de théiers sauvages anciens, véritables trésors des forêts du Yunnan, les feuilles et bourgeons de ce pu’er libèrent une multitude d’arômes riches et complexes aux parfums caractéristiques de sous-bois, de cuir et de réglisse.

Bien équilibré et franc, il surprend par ses très agréables notes de caramel salé.

Ce grand pu’er peut être infusé en théière classique mais on lui préfèrera l’infusion en gong fu cha afin d’en obtenir la quintessence.

Origine : coopérative de Mannong, Yunnan, Chine

Type de pu’er : cru (millésime 2011), certifié bio et commerce équitable

Couleur du thé : thé sombre ou thé post-fermenté

Température de l’eau : 95°C

Temps d’infusion en Gong Fu Cha : 3 infusions de 45 secondes, 1 minute et 1 minute 30

(5 minutes en théière classique)

Quantité infusée : 3 grammes en petite théière Yixing de 12cl (Yixing Hu)

(4 grammes par demi-litre en théière classique)gong fu cha - Jardins de Gaïa

Feuilles sèches : feuilles torsadées avec de petits bourgeons de couleur marron clair à marron foncé.

Feuilles infusées : feuilles développées légèrement et bourgeons de couleur noire

Liqueur :

Couleur : Orange foncé aux reflets dorés et lumineux

Première infusion :

Au nez : l’attaque est très franche et agréable. Les parfums de terre humide et de cuir si typiques du pu’er sont présents sans l’être trop. Ils laissent place à de belles notes iodées et fruitées qui évoquent le caramel salé. Parfum de réglisse en finale.

En bouche : très belle rondeur et toujours cette même franchise. La bouche est moins fruitée, mais le côté beurré tapisse agréablement le palais. Une belle texture grasse ! La note de sous-bois surprend par sa rondeur et sa longueur. Les arômes  finissent avec une note réglissée persistante et une légère astringence.

Deuxième infusion :

Au nez : profil très similaire à la première infusion avec une note de tête réglissée et des parfums de fruits plus maturés. Le côté iodé souligne agréablement cette association.

En bouche : Toujours une belle rondeur et la présence si agréable d’arômes sucrés.

Troisième infusion :

Au nez : dans cette dernière infusion les parfums de terre humide et de cuir l’emportent. Les notes fruitées sont plus discrètes.

En bouche : toujours ce côté huileux qui enveloppe le palais, les notes de réglisse sont ponctuées d’une légère astringence qui rafraîchit la bouche.

En conclusion un très bon moment en compagnie d’un thé remarquablement équilibré présentant une belle richesse olfactive et gustative.

 

La coopérative de Mannong :

La coopérative de Mannong, dans le Yunnan, regroupe de petits producteurs de thé faisant partie de minorités ethniques diverses (prin­cipalement les Lahu, les Dai et les Bu Lang). Ces producteurs possèdent les droits d’exploitation des vieux théiers originels (de la variété Camellia Sinensis assamica). Ces théiers sauvages croissent lentement au coeur de la forêt vierge et peuvent atteindre plus de 8 m de haut. La récolte se fait en y grimpant. La transforma­tion est ensuite faite chez l’habitant et dans de minuscules fabriques. Les thés post-fermentés appelés pu’er sont une spécialité immuable de ce terroir. Par ailleurs, il s’agit du second projet chinois ayant obtenu le label Fair Trade – Max Havelaar du commerce équitable en 2008.

 

http://www.jardinsdegaia.com/the-noir-bio-pu-er-maiden.html#main

Le commerce équitable aux Jardins de Gaïa

Quand Arlette Rohmer, militante de la première heure, fonde les Jardins de Gaïa il y a vingt ans, elle rêve alors de vendre des thés bons, bio et « justes ».

Pépinière du jardin de Putharjhora - Dooars, Inde

Pépinière du jardin de Putharjhora – Dooars, Inde

Il était impensable que les producteurs qui respectent leur terre en produisant bio et avec lesquels Arlette a tissé au fil des années des liens forts, ne soient pas respectés eux-mêmes.

La production bio et le commerce équitable ont toujours été indissociables dans l’esprit de la fondatrice des Jardins de Gaïa et l’idée de devoir justifier des pratiques justes par des labels, semblait même incongrue à l’époque.

Mais à l’heure actuelle, où les messages marketing peuvent masquer des pratiques parfois douteuses, ces labels sont devenus une nécessité et les Jardins de Gaïa s’y conforment de manière aussi claire et transparente que possible.

Si aujourd’hui certains pointent les imperfections parfois réelles des systèmes de labélisation, nous pensons qu’il est nécessaire de réaffirmer leur utilité et de présenter la manière dont nous travaillons avec nos partenaires.

Dès l’origine, la volonté d’Arlette Rohmer a été de travailler en direct avec des « petits producteurs », afin d’avoir la possibilité de promouvoir une agriculture à échelle humaine, multiplier les choix et améliorer plus facilement les qualités de thés au fil des récoltes.

Ces relations directes sont une des clés de voûte du développement continu de notre entreprise.

Coopérative de Potong : irrigation du jardin de thé Gaïa Bari - Darjeeling, Inde

Coopérative de Potong : irrigation du jardin de thé Gaïa Bari – Darjeeling, Inde

Elles ont dès le départ, et ce bien avant nos premières labélisations en commerce équitable (Max Havelaar en 2001), été basées sur une volonté partagée de travailler sur des projets équitables, éthiques et durables.

Juste rémunération, préfinancement, transparence, réciprocité des échanges sont autant d’exigences qui ont pour objectif de rendre les producteurs plus autonomes et de favoriser leur développement.

Car pour Arlette Rohmer « L’exploitation de l’Homme par l’Homme n’est pas une fatalité. Développer des relations commerciales harmonieuses, respectueuses de l’autre, sont des valeurs avec lesquelles nous ne transigeons pas. Cela nous demande plus d’efforts et de patience, mais le jeu en vaut la chandelle ».

Aux Jardins de Gaïa, nous sommes convaincus que notre succès nous le devons aux liens étroits qui nous lient depuis des années aux producteurs avec qui nous travaillons main dans la main, que nous connaissons personnellement et que nous voyons régulièrement en nous rendant sur place dans leurs exploitations.

Dans ces relations, les cahiers des charges précis des labels que nous avons adoptés pour leur pertinence, sont d’excellents outils de mesure sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour améliorer et développer les projets des producteurs aussi bien que nos pratiques commerciales.

Visite d'Arlette Rohmer à l'école Tuo Chan à Da Zhang Shan (Zhejiang, Chine). Construite avec la prime du commerce équitable, elle accueille 600 élèves de 7 à 16 ans.

Visite d’Arlette Rohmer à l’école Tuo Chan à Da Zhang Shan (Zhejiang, Chine). Construite avec la prime du commerce équitable, elle accueille 600 élèves de 7 à 16 ans.

Citons par exemple les exigences en termes économiques relatives à la gestion de la prime du commerce équitable. Elles permettent d’impulser une dynamique de groupe qui favorise les échanges, la prise d’initiatives, la démocratie.

Même si nous allons toujours au-delà de ces cahiers des charges, notamment par la mise en place et le respect de cahiers des charges internes propres aux Jardins de Gaïa, ils donnent des idées directrices en définissant clairement des objectifs à atteindre.

Pour nos clients, ils ne sont pas à considérer comme des «faire-valoir», mais des garanties minimums que nous nous devons de leur fournir sur la manière dont nous travaillons tout au long de la filière.

Et dans ces partenariats, le label Max Havelaar par exemple est une base de travail précieuse, qui si elle accompagnée d’une réelle volonté de faire évoluer le monde vers plus de partage, fait avancer celui-ci. Les labels ne sont pas des fins en soi, mais des moyens de changer les choses.

Aujourd’hui à la faveur d’une trentaine de projets partenaires dans le monde, 70% de nos thés sont garantis issus du commerce équitable.

Les témoignages de nos producteurs qui s’étaient déplacés en France à l’occasion de l’anniversaire de nos 20 ans abondent en ce sens (ces vidéos seront très prochainement disponible sur notre chaîne YouTube).

Réunion des membres du CA de la coopérative de Wupperthal - Afrique du Sud, en compagnie d'Arlette Rohmer et Aurélie Servol

Réunion des membres du CA de la coopérative de Wupperthal (Afrique du Sud), en compagnie d’Arlette Rohmer et Aurélie Servol

Ils sont autant d’encouragement à persévérer dans une voie qui a fait ses preuves et qui ne demande qu’à être améliorée pour répondre aux nouvelles attentes de part et d’autre des frontières.

Au-delà de ces systèmes de labélisations, nous nous impliquons depuis plusieurs années au niveau local comme au niveau national, dans les associations de promotion du commerce équitable telles que la Plateforme du Commerce Equitable (www.commercequitable.org) dont nous sommes administrateurs, ou le COLECOSOL dont nous sommes membre du bureau (www.colecosol.fr ).

Vingt bougies pour Gaïa !

Vingt ans portés par l’amour des bons thés et grands crus bio. Vingt ans à nouer des contacts avec des producteurs du monde entier avec l’idée commune de travailler de manière responsable, durable et équitable. Vingt ans construits autour d’une belle idée, une idée simple, celle de pouvoir découvrir et faire découvrir des thés de qualité en toute confiance. Que de chemin parcouru, de belles personnes rencontrées depuis…

Toute l’équipe des Jardins de Gaïa s’est mise en quatre pour fêter l’événement les 13 et 14 juin 2014 sur notre site de l’entreprise à Wittisheim. Petite rétrospective en images…

L’équipe des Jardins de Gaïa

 

De la production au personnel des bureaux en passant par le service qualité, tout le personnel des Jardins de Gaïa s'est mobilisé pour accueillir public et invités venus spécialement des quatre coins du monde.

De la production au personnel des bureaux en passant par le service qualité, tout le personnel des Jardins de Gaïa s’est mobilisé pour accueillir public et invités venus spécialement des quatre coins du monde. Laurette, Mariette, Alice, Christine, Jean-Paul, Cassandre, Denis, Pascal, Willy, Judy, Elodie, Katia, Delphine, Aurélie, Maxime, Aude, Férielle, Leila, Estelle, Corinne, Joachim, Leila et tous les autres, ont rendu cette fête si dynamique !

Les producteurs partenaires des Jardins de Gaïa

Des producteurs de thé et rooibos des quatre coins du monde avaient répondu présents à notre invitation, pour partager ce moment festif et parler de leur expérience avec les Jardins de Gaïa. Barend Salomo, Binod Mohan, son fils Gautam, Alida Strauss, Bernard Ranaweera, M. Wong. Des partenaires de longue date, grâce à qui chaque année nous vous proposons de meilleurs thés.

Des producteurs de thé et rooibos des quatre coins du monde avaient répondu présents à notre invitation, pour partager ce moment festif et parler de leur expérience avec les Jardins de Gaïa. Barend Salomo, Alida Strauss (Afrique du Sud), Binod Mohan, son fils Gautam (Inde),  Bernard Ranaweera (Sri Lanka), M. Hong (Chine). Des partenaires de longue date, grâce à qui chaque année nous vous proposons de meilleurs thés.

Les animations et spectacles du week-end

Spectacles et animations autour du thé ont fait de cette fête un évènement apprécié des petits et grands. Bar à cocktails, cérémonies de thé chinoise et japonaise, démonstrations de la Maison de la Nature, de l'association O’MUSUBI, du Jardin Gourmand, de l'association An'Art, orchestre de balafons de la Complet'Mandingue, spectacle aérien de Motus Module,  la Trappe à ressorts, le groupe Transvaal. Une multitude d'artistes et artisans ont été mis en avant.

Spectacles et animations autour du thé ont fait de cette fête un évènement apprécié des petits et grands. Bar à cocktails, cérémonies de thé chinoise et japonaise, démonstrations de la Maison de la Nature, de l’association O’MUSUBI, du Jardin Gourmand, de l’association An’Art, orchestre de balafons de la Complet’Mandingue, spectacle aérien de Motus Module, la Trappe à ressorts, le groupe Transvaal. Une multitude d’artistes et artisans ont été mis en avant.

Arlette Rohmer, fondatrice des Jardins de Gaïa

Arlette Rohmer, fondatrice des Jardins de Gaïa qui continue de mener l'aventure vous adresse ce petit mot : " Merci à chacun de vous d’avoir été à mes côtés pour fêter ces 20 ans sur la route du thé. Cet anniversaire particulièrement réussi a été l’occasion de marquer d’une pierre blanche une nouvelle étape dans cette aventure. D'avance, je me réjouis de partager encore de nombreuses tasses de thé avec vous. Merci et à très bientôt," Arlette Rohmer

Arlette Rohmer, fondatrice et gérante des Jardins de Gaïa.

Avant de poursuivre l’aventure, Arlette Rohmer vous adresse ce petit mot :

« Merci à chacun de vous d’avoir été à mes côtés pour fêter ces 20 ans sur la route du thé. Cet anniversaire particulièrement réussi a été l’occasion de marquer d’une pierre blanche une nouvelle étape dans cette aventure. D’avance, je me réjouis de partager encore de nombreuses tasses de thé avec vous. Merci et à très bientôt ! » 

Ces 20 ans ont aussi été l’occasion de réaliser quelques jolies vidéos qui vous dévoileront les coulisses des Jardins de Gaïa. Gardez l’oeil sur notre page Facebook pour les découvrir vite 😉

Primeurs du Darjeeling 2014 : belles surprises !

Les Thés Primeurs du Darjeeling, premières récoltes printanières, sont des thés produits en quantité infime et sélectionnés avec toutes les attentions. Les premières gouttes de pluie tant attendues ont marqué le début d’une récolte 2014 encore plus savoureuse qu’escompté !

Forts de notre expertise et des liens durables que nous avons tissés avec des petits producteurs dans cette région, nous développons des crus gourmets, exceptionnels, pour lesquels nous sommes reconnus aujourd’hui au niveau national et international. Vous vous souvenez peut-être des récompenses que nous avions eu l’année dernière ? 

Récompensé l’année passée

En 2013, en effet, notre Primeur du jardin de petits producteurs de Mineral Springs, le Mineral Springs FTGFOP1 FF Top Quality, avait été récompensée de la note maximale de 3 étoiles lors des « Great Taste Awards » en Angleterre.
Une reconnaissance qui venait confirmer le fait que des thés bio, équitables et de petits producteurs pouvaient s’élever au rang de grands crus de jardins réputés…

Cette récolte 2014 : très prometteuse !

Cueillette à Seeyok - Darjeeling

Cueillette à Seeyok – Darjeeling

Les derniers mois, plutôt secs au Nord-est de l’Inde, ont laissé le temps aux théiers de s’épanouir en toute tranquillité et aux jeunes pousses de se gorger d’huiles essentielles. Superbement concentrées en arômes frais et floraux typiques des primeurs du Darjeeling, les récoltes 2014 offrent des bouquets aromatiques complexes, incomparables, qui, nous l’espérons, raviront autant vos papilles exercées que les nôtres !

Nos « coup de cœur »

SINGELL FTGFOP1 FF Top Quality : Cette cueillette printanière 2014 est douce et relevée de notes végétales très présentes avec une pointe remarquable d’asperges verte. Succulent !

TEESTA FTGFOP1 FF Top Quality : Sa tasse dorée est, cette année, extrêmement concentrée en saveurs fleuries, intenses, dominées par une note d’orchidée. Délicieux !

La « série limitée »

Spécialement réalisée pour nous, à la main, par les producteurs de Samabeong et de Singell, cette petite série est l’occasion de partager avec vous le fruit de toutes les attentions…

Himalayan Secret : Cueillette d’exception aux notes fruitées de mangue fraîche très présentes en fin de bouche. Un cru 2014 goûteux et savoureux !

Spring Blossom : Des feuilles et bourgeons très verts, duvetés, légèrement torsadés. Des notes épicées, fruitées et sucrées évoquant la noix de muscade qui enveloppent le palais d’une fine saveur d’orgeat. Superbe surprise !

Tara’s Offering : Des arômes amples, emblématiques des meilleures récoltes du Darjeeling, riches, frais et fleuris, marqués d’une belle maturité. Une tasse dorée lumineuse. Un cru délicat et délicieux !

produits primeurs 2014

Revue de presse

Les Jardins de Gaïa, ce sont des personnes, des produits, des valeurs : en 1 clic, un condensé des articles qui nous ont été consacrés ces derniers temps !

Revue de presse-page de garde

Risotto au Rooibos

Le thé, les tisanes, on s’en régale version liquide, mais version solide, leur utilisation dans nos recettes préférées et une bonne dose de créativité ouvrent les portes à plein de découvertes savoureuses ! En avez-vous déjà testé ?

Aujourd’hui, découvrez la recette du Risotto au rooibos, donc vous pourrez farcir de gros champignons pour un repas complet et végétarien !

risotto2-rooibos

CHAMPIGNONS FARCIS AU RISOTTO AU ROOIBOS

Ingrédients pour 8 personnes, de préférence issus de l’agriculture biologique :

  • * 75 g de beurre ou un mélange beurre / huile d’olive
  • * 1 ½ oignon finement haché
  • * 2 gousses d’ail écrasées
  • * 3 tasses de riz Arborio
  • * 2 l environ de rooibos nature fortement infusé Jardins de Gaïa*
  • * 100g de parmesan râpé
  • * 3 carottes émincées en brunoise
  • * 3 ½ c à s. de persil frais haché salé et de poivre noir fraîchement moulu
  • * 8 gros champignons de Paris ou autre, à farcir

Préparation

  1. Faites chauffer 1/3 de la matière grasse dans une grande casserole et faites-y sauter les oignons et l’ail jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides.
  2. Ajoutez le riz et faites-le frire 5 min, en remuant de temps en temps afin que la matière grasse l’enrobe.
  3. Amenez le rooibos à ébullition. Ajoutez-le tasse à tasse au riz. Mélangez bien après chaque versement et laissez au riz  le temps d’absorber tout le liquide avant d’ajouter la tasse suivante. Au bout de 15 min de cuisson, ajoutez la brunoise de carottes.
  4. Continuez ainsi jusqu’à ce que le riz soit cuit « al dente » et crémeux.
  5. Ajoutez le parmesan, le persil et le reste de la matière grasse. Rectifiez l’assaisonnement.
  6. Brossez les champignons, ôtez-leur le pied. Versez un peu d’huile dans une poêle chaude, et faites-y revenir les champignons entiers jusqu’à ce qu’ils commencent à s’attendrir.
  7. Placez-les tête en bas dans un plat allant au four, remplissez les de risotto. Juste avant de servir,  arrosez les d’un filet d’huile d’olive et mettez-les au four pour les réchauffer.

Astuce : Cette recette est délicieuse accompagnée d’une salade verte et d’une crème au parmesan ! La carotte peut être remplacée par du poivron rouge finement émincé, du chou blanc râpé, du panais ou autre suivant la saison et l’envie !

Bon appétit !!

* Retrouvez toute notre gamme de rooibos : http://www.jardinsdegaia.com/rooibos.html#visu

Avez-vous testé cette recette ? Dites-nous si vous l’avez aimée ou ce que vous avez fait pour la personnaliser 😉

Journée des femmes

Depuis l’instauration de la journée internationale des femmes en 1975 par les Nations Unies, nombre de choses ont bougé, et nous nous en réjouissons. Mais les avancées restent pourtant régulièrement remises en question. Ce 8 mars 2014, la devise est « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ». Une devise que nous partageons, vers laquelle nous encourageons à aller celles et ceux que nous rencontrons ici en France, et là-bas dans les pays producteurs de thé.

En Inde, en Chine et partout ailleurs où le commerce équitable existe, les joint body, instances de décision démocratique au sein des groupements de producteurs dans les coopératives, laissent leur place aux femmes et des lieux de discussion, de formation fleurissent aux quatre coins du monde.

En ce 8 mars 2014, nous vous souhaitons à toutes une joyeuse et heureuse journée !!

De haut en bas et de gauche à droite : Heiveld, Afrique du Sud - Darjeeling, Inde - Calcutta, Inde - Van Chan, Vietnam - Putharjhora, Inde - Laos - Femme de l'ethnie Dao, Vietnam.

De haut en bas et de gauche à droite :
Heiveld, Afrique du Sud – Darjeeling, Inde – Calcutta, Inde – Van Chan, Vietnam – Putharjhora, Inde – Laos – Illustration de la boîte d’infusettes Oolong fruité – Femme de l’ethnie Dao, Vietnam.

 

Théiers originels à Mannong

Pour les petits producteurs de la coopérative de Mannong, les théiers originels hauts de plusieurs mètres représentent à la fois l’histoire de leur peuple et l’originalité de leur quotidien. Afin de préserver cette ressource irremplaçable, nous avons choisi de les soutenir et de créer le label « Wild tea » permettant de faire connaître les thés qu’ils produisent.

Découvrez tous nos thés sauvages

Cueillette en altitude

Durant la cueillette dans les arbres centenaires, tradition et modernité se mêlent.

Durant la cueillette dans les arbres centenaires(古树, gŭshù, « vieil arbre »),

tradition et modernité se mêlent.

Rares sont ceux qui détiennent les droits d’exploitation des théiers anciens, situés au cœur de la forêt tropicale vieille de 1500 ans du Xishuangbanna, à la pointe sud de la Chine. Les habitants des villages de Mannong et de Manmai en font partie. La promotion de leurs thés évite la déforestation de cette région à la biodiversité exceptionnelle. Pour accéder aux petites feuilles naturellement  riches en principes actifs et en antioxydants, les cueilleuses, principalement des femmes, grimpent dans les arbres.

Le savoir-faire ancestral de ces producteurs est précieux, et dans les minuscules fabriques artisanales où ils transforment les feuilles en thé vert, thé noir ou pu’er, les quelques 240 membres de la coopérative font des merveilles.

Le club des petits producteurs

Logo Trust organic small farmers

Logo Trust Organic Small Farmers

Comme d’autres petits producteurs, un soutien extérieur est essentiel pour pouvoir proposer leur production sur le marché national, voire international. Pour cela, nous avons créé en 2007 avec des producteurs et des acteurs du bio et du commerce équitable le club « Trust organic small farmers », le club des petits producteurs bio.

Notre objectif ? Accompagner ces petits producteurs en améliorant leur accès au marché d’une part, et proposer aux consommateurs des produits de qualité, bio et équitables d’autre part. Loin de vouloir créer une enième certification, la volonté est bien de se tourner vers des solutions réelles et adaptées.

Découvrez tous nos produits issus de petits producteurs !

 

Eau, éducation, culture : des réalisations concrètes

Temple construit avec la prime du commerce équitable.

Temple construit avec la prime du commerce équitable.

Grâce à la prime du commerce équitable, la coopérative de Mannong a choisi, depuis le début de notre collaboration en 2004, d’investir pour améliorer les conditions de vie des membres :  création d’un système d’alimentation en eau potable, de temples religieux, d’un terrain de basket-ball, de toilettes publiques dans le centre du village, d’un système de sonorisation pour informer la population dans le village.

Différents dispositifs de soutien éducatif ont aussi été mis en place pour faciliter l’accès à l’éducation: frais d’inscription, frais de logement, soutien scolaire, tenues vestimentaires, bourses universitaires, etc.

 

 

Avec la prime, les famille Lahu ont aussi pu améliorer leur intérieur !

Avec la prime, les familles principalement issues de l’ethnie des Lahu ont aussi pu améliorer leur intérieur !

 

Les thés post-fermentés appelés pu’er sont une spécialité immuable du terroir du Yunnan. Produits et consommés pour la première fois par les peuplades nomades sous le règne des empereurs Mandchous (618-907), ces thés traditionnels sont toujours cultivés et transformés par les producteurs de Mannong.

Vous voulez en savoir + sur le pu’er ?

 

Qui sont les producteurs qui cultivent et transforment les thés que vous buvez ? Retrouvez-les sur notre site info sous l’onglet Les projets de développement !

Rooibos 2014, récolte en images

Notre lien avec l’Afrique du Sud pourrait se résumer en quelques simples mots : un véritable coup de cœur ! Pour le rooibos, cette boisson rouge et suave, mais aussi pour les producteurs des coopératives de Wupperthal et d’Heiveld, qui le cultivent et le transforment avec amour. Au fil de nos voyages, nous avons aussi découvert la douceur du honeybush, autre plante endémique au délicieux goût de miel…

Ces dernières années, Christine Nachmann, amie des Jardins de Gaïa et photographe,  nous accompagne régulièrement en janvier, lors de la récolte et c’est à elle que nous devons ces beaux clichés.

Il fait beau et chaud, la récolte du rooibos vient de débuter ! Découvrez-là jour après jour !

J 1: le rooibos est mûr, la récolte peut débuter !

Notre périple sud-africain démarre à Wupperthal, 1ère coopérative avec laquelle nous avons travaillé et travaillons encore.

Au petit matin, les fauçilles s’activent avant que le soleil ne soit trop fort

Au petit matin, les fauçilles s’activent avant que le soleil ne soit trop fort

Arlette (fondatrice des Jardins de Gaïa à G.), Aurélie (responsable export) et Barend (responsable de la coopérative) posent avec les premiers ballots de rooibos. La saison s’annonce excellente !

Arlette (fondatrice des Jardins de Gaïa à G.), Aurélie (responsable export) et Barend (responsable de la coopérative) posent avec les premiers ballots de rooibos. La saison s’annonce excellente !

La journée se termine et nous reprenons la route. Au détour de la piste, un nuage de poussière et de sable s’élève : un groupe de danseurs khoisan est en pleine répétition. La tentation est trop grande et nous nous joignons au groupe !

La journée se termine et nous reprenons la route. Au détour de la piste, un nuage de poussière et de sable s’élève : un groupe de danseurs khoisan est en pleine répétition. La tentation est trop grande et nous nous joignons au groupe !

J 2: retour à la coopérative, partage des nouvelles

Les activités dans les champs et dans la cour à thé sont terminées pour aujourd’hui et nous nous retrouvons avec une quinzaine de membres de la coopérative pour un point informel sur la coopérative.

Aurélie saisit l’occasion de féliciter toute l'équipe pour l’excellent rooibos qu’elle fabrique et qui a reçu une belle récompense en Angleterre cette année !

Aurélie saisit l’occasion de féliciter toute l’équipe pour l’excellent rooibos qu’elle fabrique et qui a reçu une belle récompense en Angleterre cette année ! (voir post Great Taste Awards)

Le paquet d’Elixir des petits lutins circule et les parfums de fraise et vanille suscitent bien des sourires. Toutes et tous sont fiers de leur travail !

Le paquet d’Elixir des petits lutins circule et les parfums de fraise et vanille suscitent bien des sourires. Toutes et tous sont fiers de leur travail !

J 3: arrivée à Heiveld, autre coopérative de rooibos d’Afrique du Sud.

Notre voyage continue. A 2h30 de route au nord de Wupperthal se trouve la 2nde coopérative de petits producteurs que nous soutenons : la coopérative d’Heiveld. Celle-ci, dynamique et bien organisée, est située sur le plateau du Suid Bokkeveld, région réputée pour ses fleurs sauvages rares. les membres ont su mettre à profit cette beauté pour développer de nombreuses activités. (voir le post consacré à Tempest, une des pionnières de la coopérative)

L’équipe de cueilleurs salariés est à pied d’œuvre sous un soleil de plomb. Nous renforçons leurs effectifs pour quelques heures de cueillette…au prix de quelques coups de soleil !

L’équipe de cueilleurs salariés est à pied d’œuvre sous un soleil de plomb. Nous renforçons leurs effectifs pour quelques heures de cueillette…au prix de quelques coups de soleil !

Sport non homologué aux JO, le lancer de ballots de rooibos !

Sport non homologué aux JO, le lancer de ballots de rooibos !

J 7: visite à la coopérative d’Ericaville, fief du honeybush

Notre Honeybush, autre plante emblématique du Fynbos est cultivé par la coopérative de petits producteurs d’Ericaville. Ils cultivent et transforment avec Amour cette plante au bon goût de miel utilisée par la population sud-africaine pour ses nombreux bienfaits santé!

Un groupe de femmes est occupé au désherbage manuel des pieds de honeybush.

Un groupe de femmes est occupé au désherbage manuel des pieds de honeybush.

Soucieux d’améliorer la production de la coopérative, une nouvelle variété de honeybush a été plantée en avril à titre de test.

Soucieux d’améliorer la production de la coopérative, une nouvelle variété de honeybush a été plantée en avril à titre de test.

Arlette échange les nouvelles avec Martin et Tia, tous les deux membres actifs de la coopérative.

Arlette échange les nouvelles avec Martin et Tia, tous les deux membres actifs de la coopérative.

 Ce voyage en Afrique du Sud s’achève en laissant en nous une grande confiance en l’Etre humain et sa capacité à trouver des ressources en lui pour avancer. Comme Nelson Mandela, qui a rendu possible son rêve, les petits producteurs de Wupperthal, d’Heiveld et d’Ericaville ont su donner vie à leur projet et nous ne pouvons que constater avec joie, récolte après récolte, l’amélioration du fruit de la Terre qu’ils en tirent. Gardez l’œil ouvert, nous vous tiendrons bien sûr informés de la prochaine disponibilité de la récolte 😉

Pu’er : tradition, saveurs et bienfaits

Thé de traditions séculaires, endémique de Chine et connu par la pharmacopée pour ses nombreux bienfaits, le pu’er est un allié idéal après les fêtes et les quelques excès ! C’est sous le règne des empereurs Mandchous (618-907) que les peuplades nomades du Yunnan produisirent les premiers pu’er. Aujourd’hui, ceux des Jardins de Gaïa sont toujours fabriqués dans cette région de Chine.

carte de Chine-Yunnan

Situation géographique du Yunnan en Chine.

Le pu’er, thé singulier au parfum de sous-bois et de terre humide, au goût légèrement sucré, est prisé des amateurs. Il est le seul thé qui se bonifie avec le temps : les meilleurs crus sont référencés par millésimes, les plus anciens, sujets à des ventes aux enchères.

Aux frontières de la Birmanie, du Laos et du Vietnam, dans région du Yunnan, se situe la ville de Pu’er qui a donné son nom au thé éponyme. Nos pu’er, fidèles à leurs origines, y sont toujours fabriqués. Les feuilles sont cueillies par des minorités ethniques, au cœur de la forêt vierge sur des arbres originels qui ont, pour certains, 1500 ans. Dans ces arbres hauts de 8 m parfois, les petites feuilles regorgent naturellement de saveurs accrues. 

Pour en savoir plus sur les producteurs de Pu’er

Un thé « post-fermenté »

Ce thé « sombre » de Chine subit une « post-fermentation ». A l’origine, tous les pu’er sont à base de thés verts, c’est-à-dire non fermentés. On distingue par la suite deux types de fabrication :

• La fabrication originelle : La cueillette s’opère pendant les mois chauds. Les feuilles fraîches de thés verts sont flétries et séchées au soleil (ce thé vert séché est appelé « sai chin »). Ces feuilles sont ensuite stockées sur des claies, dans des caves, durant la saison humide. Chargées d’humidité, elles vont s’oxyder et fermenter naturellement. Dans des conditions optimales de stockage, cette oxydation perdure et continue dans le temps pour donner des thés toujours meilleurs.

• La fabrication accélérée : identique à celle d’origine, le producteur provoque de plus une post ou double fermentation afin de pouvoir consommer le thé plus rapidement. Les feuilles sont disposées en tas épais entre 4 et 6 mois, à température et degré d’humidité constants. Les feuilles sont ensuite triées suivant leur grade, laissées en vrac ou compressées en forme de nids, de briques, de galettes…

Ces formes compressées traditionnelles, utilisées à l’origine pour pouvoir transporter et conserver le thé, sont encore fabriquées aujourd’hui.

Après la cueillette et le séchage au soleil, le pu'er est façonné sous diverses formes ou laissé en feuilles, puis séché en milieu humide durant plusieurs mois.

Après la cueillette et le séchage au soleil, le pu’er est façonné sous diverses formes ou laissé en feuilles, puis séché en milieu humide durant plusieurs mois.

Le pu’er et la santé

La richesse, la qualité des feuilles récoltées sur les théiers anciens et la fabrication très spécifique donnent au pu’er son goût incomparable et ses vertus.

D’après la médecine chinoise, les bienfaits du pu’er agiraient sur les méridiens du foie et de l’estomac en cas d’excès de consommation de viandes et d’alcool. Le pu’er aurait également une action bénéfique sur les troubles digestifs et faciliterait le transit intestinal. Il contribuerait à réduire les taux de cholestérol et d’acides gras saturés. En cas de cure d’amincissement, le pu’er a la réputation d’être un «mangeur de graisses». Il sera un allié précieux en complément d’un régime alimentaire approprié, c’est pourquoi nous vous le proposons dans notre sélection Détox !

Comment préparer un pu’er ?

La préparation traditionnelle du pu’er se réalise en Gong Fu Cha (un post y sera consacré prochainement). Plusieurs infusions à l’eau bouillante, des feuilles préalablement lavées, sont ainsi possible. Cependant, vous pouvez également le réaliser chez vous, dans une théière classique.

Nouveauté !

pu'er-maiden-avec-matièreNous avons réceptionné il y a quelques jours à peine un nouveau pu’er, baptisé Pu’er Maiden. Les légendes disent que ce grade de thé, très prisé, récolté par de jeunes filles, constituait une partie de leur dot… Une merveilleuse entrée en matière pour allier saveur et santé !

Maison de la Nature Muttersholtz

A quelques km des Jardins de Gaïa, dans le village de Muttersholtz (67), se trouve la Maison de la Nature du Ried et de l’Alsace Centrale. Un lieu dynamique et innovant de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, de formation, de valorisation du patrimoine et d’animations éco touristiques. A découvrir sans plus tarder !

La Maison de la nature du Ried et de l’Alsace Centrale est une association à but non lucratif créée en 1996.

L’accueil d’enfants autour de l’éducation à l’environnement représente 70% des activités de la structure. Le reste est consacré à la sensibilisation du grand public et des touristes, à travers notamment la conception d’aménagements, mais aussi à la formation d’animateurs, d’enseignants et de guides à la nature et sa protection.

Des ateliers vannerie, cuisine et ruche pour petits et grands ! (photos Maison de la Nature)

Des ateliers vannerie, cuisine et ruche pour petits et grands ! (photos Maison de la Nature)

De nombreux supports et ateliers sont développés autour de ces questions qui nous tiennent également à cœur aux Jardins de Gaïa, c’est pourquoi nous sommes ravis de vous faire découvrir cette Maison dédiée à la Nature !

Toutes leurs actions sont financées en partie par les Collectivités Régionale, Départementale et locales dans le cadre du programme de l’ARIENA, mais la Maison de la Nature est une association à but non lucratif. Que vous soyez un  privé ou une entreprise, vous pouvez donc en devenir membre, ou les soutenir par un don!
 

 

Maison de la nature de Muttersholtz

Maison de la nature de Muttersholtz

Logo Maison de la naturehttp://www.maisonnaturemutt.org/